08 septembre 2004
Toutes les bonnes choses ont une fin...
Eh oui, déjà septembre...Je me revois encore l'an dernier, à la même époque, en train de préparer mon année de formation.
Belle et bien finie, cette année de formation ! Terminés, les cours à l'université et à l'IUFM ! Que le temps passe vite ! Je recommencerais bien, pourtant, tout le parcours de cette dernière année. J'ai tant aimé les cours, les lectures, les travaux à réaliser.
Une année de formation...J'ai l'impression d'y avoir évolué professionnellement. Personnellement aussi. D'y avoir retrouvé un goût pour les études qui s'était assoupi. Et qui m'est revenu, encore plus fort.
Et depuis le début du mois de septembre, me voilà de retour dans mon établissement, juste après la soutenance de mon mémoire fin août. Cela m'a fait bizarre, après un an de rupture. Un an d'absence pendant lequel j'ai travaillé sur les représentations que j'ai de mon métier, de mes collègues, de mes élèves, de l'institution. Et soudain, le retour au travail, qui confronte ces représentations étudiées, retournées dans tous les sens pendant le DESS, à la réalité de terrain. Et là, la prise de conscience des décalages ou au contraire des correspondances. C'est dur à mettre en mots, mais finalement je crois que l'idée que je veux exprimer est que ma formation continue, malgré moi, en moi. Ce sont des réflexions qui se poursuivent, au jour le jour.
Une année de formation : c'était peut-être partir, pour mieux revenir ?
Belle et bien finie, cette année de formation ! Terminés, les cours à l'université et à l'IUFM ! Que le temps passe vite ! Je recommencerais bien, pourtant, tout le parcours de cette dernière année. J'ai tant aimé les cours, les lectures, les travaux à réaliser.
Une année de formation...J'ai l'impression d'y avoir évolué professionnellement. Personnellement aussi. D'y avoir retrouvé un goût pour les études qui s'était assoupi. Et qui m'est revenu, encore plus fort.
Et depuis le début du mois de septembre, me voilà de retour dans mon établissement, juste après la soutenance de mon mémoire fin août. Cela m'a fait bizarre, après un an de rupture. Un an d'absence pendant lequel j'ai travaillé sur les représentations que j'ai de mon métier, de mes collègues, de mes élèves, de l'institution. Et soudain, le retour au travail, qui confronte ces représentations étudiées, retournées dans tous les sens pendant le DESS, à la réalité de terrain. Et là, la prise de conscience des décalages ou au contraire des correspondances. C'est dur à mettre en mots, mais finalement je crois que l'idée que je veux exprimer est que ma formation continue, malgré moi, en moi. Ce sont des réflexions qui se poursuivent, au jour le jour.
Une année de formation : c'était peut-être partir, pour mieux revenir ?
06 juillet 2004
Bilan
Dernier message que je laisse avant d'écrire le dernier qui vous indiquera un lien vers un nouveau blog, pas encore créé pour l'instant.
Alors aujourd'hui, qu'a été ce travail de compte-rendu de ma formation au jour le jour ? Qu'a représenté ce weblog ?
A coup sûr, un passe-temps. Un plaisir. Une mise en mots de ma formation. Un espace personnel. Un espace de liberté. Un lieu de rencontres, d'échanges, de réflexions mutualisées. Une recontre avec les autres. Une rencontre avec moi-même aussi. Un recul. Une envie d'écrire. Des yeux rougis par l'écran d'ordinateur. Des mots trottant sans répit dans la tête. Et des insomnies pour écrire.
Cette année de formation, j'en ai bien profité. J'ai lu, écrit, pensé, pris de la distance sur ma pratique professionnelle. Maintenant je suis à la fois impatiente de reprendre le travail avec ce recul si différent de celui que j'avais en septembre dernier, et à la fois inquiète à l'idée de devoir le gérer pour ne pas me sentir en décalage par rapport à mes collègues, par rapport à ma profession.
Ce DESS m'aura permis de retrouver un esprit étudiant que j'adorais pendant mes études en formation initiale. Si je pouvais, j'enchaînerais tout de suite sur une autre année de congé de formation, une autre année d'études ! Si je pouvais, je remonterais le temps, pour reprendre au premier post de ce weblog, le 9 septembre 2003. Comme pour tout événement dans lequel on s'implique totalement, le DESS a passé trop vite :
Néanmoins, ce rythme cadencé de DESS serait difficilement tenable sur une longue durée, et au fond, après ces derniers mois menés tambour battant, c'est aussi un soulagement d'avoir un peu de répit qui m'envahit. Je suis contente d'être en vacances. De souffler. De me reposer. De me déconnecter...Déconnection de ce weblog immédiate, en destination de bonnes vacances !

Alors aujourd'hui, qu'a été ce travail de compte-rendu de ma formation au jour le jour ? Qu'a représenté ce weblog ?
A coup sûr, un passe-temps. Un plaisir. Une mise en mots de ma formation. Un espace personnel. Un espace de liberté. Un lieu de rencontres, d'échanges, de réflexions mutualisées. Une recontre avec les autres. Une rencontre avec moi-même aussi. Un recul. Une envie d'écrire. Des yeux rougis par l'écran d'ordinateur. Des mots trottant sans répit dans la tête. Et des insomnies pour écrire.
Cette année de formation, j'en ai bien profité. J'ai lu, écrit, pensé, pris de la distance sur ma pratique professionnelle. Maintenant je suis à la fois impatiente de reprendre le travail avec ce recul si différent de celui que j'avais en septembre dernier, et à la fois inquiète à l'idée de devoir le gérer pour ne pas me sentir en décalage par rapport à mes collègues, par rapport à ma profession.
Ce DESS m'aura permis de retrouver un esprit étudiant que j'adorais pendant mes études en formation initiale. Si je pouvais, j'enchaînerais tout de suite sur une autre année de congé de formation, une autre année d'études ! Si je pouvais, je remonterais le temps, pour reprendre au premier post de ce weblog, le 9 septembre 2003. Comme pour tout événement dans lequel on s'implique totalement, le DESS a passé trop vite :
- avant, j'avais l'angoisse de ne pas connaître les sciences de l'éducation, de n'apporter dans cette reprise d'études que mon expérience professionnelle. C'était une peur de l'échec peut-être, mais aussi une angoisse liée au changement d'environnement.
- pendant, j'ai été submergée par le travail, sans toucher terre entre le stage au CAFOC, les semaines entières de cours, le travail personnel, et les animations de stage.
- après, même si quelques améliorations restent à faire à mon mémoire et que sa soutenance n'a pas encore au lieu, je ressens une satisfaction du déroulement de l'année, de ce que j'y ai réalisé, de ce que j'y ai appris, mais aussi une frustration que cela soit déjà fini, et qu'en septembre ce soit un autre monde qui m'attende, comme une parenthèse qui prend fin, une mise en bouche sans la suite du menu en quelque sorte !
Néanmoins, ce rythme cadencé de DESS serait difficilement tenable sur une longue durée, et au fond, après ces derniers mois menés tambour battant, c'est aussi un soulagement d'avoir un peu de répit qui m'envahit. Je suis contente d'être en vacances. De souffler. De me reposer. De me déconnecter...Déconnection de ce weblog immédiate, en destination de bonnes vacances !

01 juillet 2004
Un rythme trépidant
Moins assidue sur mon weblog ces derniers temps, j'ai bien avancé dans mon mémoire dont j'ai rendu une première version hier.
L'année aura été riche d'apprentissages initiés, de travaux réalisés, de nouveaux savoirs intégrés. Riche de rencontres aussi, entre les étudiants de DESS, le monde du CAFOC, et les contacts établis via internet.
Début juin, j'ai travaillé sur quatre travaux dont j'avais choisi moi-même les thèmes, dans le cadre des options A et B du deuxième semestre de la formation. Cela m'a permis d'approfondir des notions qui m'intéressaient, de me pencher sur elles avec un autre regard. Les quatre thèmes sont les suivants :
J'ai beaucoup apprécié la réalisation de ces travaux, notamment ceux sur la pédagogie de projet qui m'ont offert un recul plus important sur ma pratique, un regard distancié, une théorisation. Et pourtant, paradoxalement, ces deux travaux n'ont pas été les plus faciles à réaliser, car j'avais un a-priori. Une conviction. Avant même de commencer à travailler sur le thème donné, j'avais mes propres idées déjà fortement développées et ancrées à la fois dans une réalité quotidienne qui est celle de l'enseignement de l'anglais en EREA, et dans les animations ponctuelles d'actions de formation.
Mais finalement, les quatre travaux ont trouvé un fil conducteur qui est peut-être celui des interactions et du développement de soi. Tant dans le sujet de langue qui concerne l'enseignement de l'oral, que dans la transmission de gestes ou la démarche de projet, ce qui apparaît est la nécessaire communication, la nécessaire ouverture à l'autre, pour se construire soi-même. Pour illustrer ce fil conducteur, je citerai quatre extraits de chacun de mes travaux :
Ce fil conducteur de mes derniers travaux pourtant si différents, je le retrouve au coeur de mon année de reprise d'études. Peut-être parce qu'il est au coeur de la formation et de sa dimension humaine. Ou simplement parce qu'il est au coeur du développement de l'homme, tant au niveau professionnel qu'au niveau personnel. Ainsi, l'individuel se construit grâce au collectif, le biographique s'établit dans le relationnel. Et en fait, pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l'autre. On n'évolue donc jamais seul...
Le soi n'existe que dans la rencontre avec l'autre.
L'année aura été riche d'apprentissages initiés, de travaux réalisés, de nouveaux savoirs intégrés. Riche de rencontres aussi, entre les étudiants de DESS, le monde du CAFOC, et les contacts établis via internet.
Début juin, j'ai travaillé sur quatre travaux dont j'avais choisi moi-même les thèmes, dans le cadre des options A et B du deuxième semestre de la formation. Cela m'a permis d'approfondir des notions qui m'intéressaient, de me pencher sur elles avec un autre regard. Les quatre thèmes sont les suivants :
- Option langue : "Enseigner l'oral".
- Cheminement disciplinaire : "Transmettre un geste de métier, est-ce aussi facile que transmettre un savoir ?"
- Innovation : "La pédagogie de projet, une innovation ?"
- AIS : "La pédagogie de projet avec les élèves d'EREA, intérêts et limites".
J'ai beaucoup apprécié la réalisation de ces travaux, notamment ceux sur la pédagogie de projet qui m'ont offert un recul plus important sur ma pratique, un regard distancié, une théorisation. Et pourtant, paradoxalement, ces deux travaux n'ont pas été les plus faciles à réaliser, car j'avais un a-priori. Une conviction. Avant même de commencer à travailler sur le thème donné, j'avais mes propres idées déjà fortement développées et ancrées à la fois dans une réalité quotidienne qui est celle de l'enseignement de l'anglais en EREA, et dans les animations ponctuelles d'actions de formation.
Mais finalement, les quatre travaux ont trouvé un fil conducteur qui est peut-être celui des interactions et du développement de soi. Tant dans le sujet de langue qui concerne l'enseignement de l'oral, que dans la transmission de gestes ou la démarche de projet, ce qui apparaît est la nécessaire communication, la nécessaire ouverture à l'autre, pour se construire soi-même. Pour illustrer ce fil conducteur, je citerai quatre extraits de chacun de mes travaux :
- Option langue : "Enseigner l'oral".
Avec l'oral, il s'agît de développer des compétences chez les élèves qui semblent impalpables : développer un savoir-faire, voire au-delà : un savoir-être. Face à un aspect volatile et éphémère de l'oral, l'écrit semble plus rassurant. Il est visible, il est stable. L'écrit offre une sécurité pédagogique, alors que l'oral donne parfois une impression de perte de temps. Et pourtant, l'oral et l'écrit méritent d'être mis en rapport. L'oral ne sert pas qu'à apprendre l'oral, il sert aussi à se tourner vers l'écrit, et au-delà, vers des compétences transdisciplinaires.
Alors, se questionner sur l'oral, c'est se questionner sur les apprentissages. Sur la façon dont on apprend. Sur ce qu'on apprend. Sur ce qu'on enseigne et sur sa réception. C'est aussi se questionner sur l'être humain en général. Sur son identité et sur son mode d'existence. Pour les élèves, l'importance de l'oral est évidente :"ils demandent à parler, ils le revendiquent, ce qui les dérange ou ce qu'ils apprécient, chez les enseignants, c'est d'être insuffisamment ou d'être enfin considérés comme des interlocuteurs valables. Etre un interlocuteur (et non pas être interrogé !), c'est en effet exister". (Elisabeth Bautier) L'école devient, au travers de la pédagogie de l'oral, plus qu'un lieu d'enseignement : un lieu de vie. - Cheminement disciplinaire : "Transmettre un geste de métier, est-ce aussi facile que transmettre un savoir ?"
La difficulté de la transmission du geste professionnel dans l'enseignement réside peut-être dans le fait que ce geste prend ses origines dans l'être lui-même. Dans une situation inattendue, l'enseignant adopte une façon de faire qui lui est personnelle. (...) Alors prendre un recul est une aventure intérieure sur son métier d'enseignant, sur ce qu'on y fait, ce qu'on y est, ce qu'on est. Connaître ses gestes, en prendre conscience, c'est peut-être donc se connaître soi-même, prendre conscience de qui l'on est."Nul n'ignore que ce qu'il fait est, en dernière instance, l'expression de ce qu'il est".(Philippe Perrenoud)
Et non seulement il s'agit de soi, mais il s'agit de soi avec autrui. Yves Clot parle d'une théorie de l'emprunt dans laquelle le prestige du formateur, la reconnaissance qu'on lui porte, intervient. On n'imite que ceux qu'on admire ou à qui on a envie de ressembler. Transmettre un geste passe donc par une dimension affective difficilement contrôlable, par des résistances liées aux affects et aux rapports humains qui s'établissement avec plus ou moins de bonheur. - Innovation : "La pédagogie de projet, une innovation ?"
Dans la démarche de projet, c'est l'enseignant qui se met à l'écoute de l'élève. En cela l'approche est innovante. On y écoute l'élève, pour le comprendre et l'aider, l'aider à s'exprimer, l'aider à remplir son rôle d'acteur. On établit avec lui un rapport plus personnel. On lui donne un rôle important : celui de réalisateur d'un projet. Il est un partenaire de l'enseignant. L'enseignant quitte alors une position d'unique détenteur du savoir pour devenir un "facilitateur" des apprentissages selon Pierre Goguelin.
Et au coeur de cette écoute de l'élève se trouve le point fort de la démarche de projet : la confiance qui s'établit. Le principe de communication des projets (expositions, spectacles?) témoigne de la confiance que l'on porte à l'élève ou à la classe : on montre que l'on croît en sa réussite. (...)
Mais si le projet modifie le rôle de l'enseignant, il l'oblige à une prise de risque. Prise de risque dans son statut plus égalitaire avec l'élève, dans l'écoute qu'il lui prodigue et dans une dimension affective plus prégnante. - AIS : "La pédagogie de projet avec les élèves d'EREA, intérêts et limites".
Le projet allie liberté et structure. Liberté dans la créativité, dans des travaux de groupes. Structure dans l'encadrement, dans les objectifs d'apprentissages, dans le cadre très défini du travail. A la fois il favorise l'autonomie et l'esprit d'initiative, et à la fois il rassure. Souple sans être trop rigide. Une liberté faîte aussi de contraintes. Comme dans toute vie sociale. Le projet a donc clairement une dimension citoyenne. Car aussi, quand l'élève se met en projet, il s'engage à aller jusqu'au bout, il s'engage à le réaliser.
Alors, le projet place l'élève en position d'acteur. L'élève n'est pas passif, il est au contraire actif dans ce qu'il fait et ce qu'il apprend. Il entre dans un processus de construction dynamique. Construction de ses apprentissages, mais aussi de lui-même en tant que citoyen. Et en tant qu'être humain. Il travaille en groupes, développant un sens des relations humaines. Il s'ouvre sur le monde, dans le cadre de projets en phase avec la réalité environnante. Il est en situation d'autonomie, de responsabilité, et tend vers la réussite. Comme une réconciliation sociale.
Ce fil conducteur de mes derniers travaux pourtant si différents, je le retrouve au coeur de mon année de reprise d'études. Peut-être parce qu'il est au coeur de la formation et de sa dimension humaine. Ou simplement parce qu'il est au coeur du développement de l'homme, tant au niveau professionnel qu'au niveau personnel. Ainsi, l'individuel se construit grâce au collectif, le biographique s'établit dans le relationnel. Et en fait, pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l'autre. On n'évolue donc jamais seul...
Le soi n'existe que dans la rencontre avec l'autre.
11 juin 2004
De retour après un planning chargé
Ouf ! Je souffle un peu après une journée remplie d'émotions, après l'examen sur table de ce vendredi matin. Ces dernières semaines ont été vraiment très chargées, j'ai ressenti le surmenage que j'avais quand je vivais mon double cursus en anglais et en espagnol lors de ma formation initiale. Intéressant finalement de se remettre en situation d'apprentissage, cela va m'aider à comprendre encore davantage mes élèves ! Car évidemment, on ne se refait pas, j'ai eu droit à la classique angoisse accompagnée du mal de ventre avant épreuve, au travail de mobilisation de mes connaissances en un temps limité, et aux réflexions personnelles après épreuve sur ce que j'ai écrit, ce que j'ai oublié, ce que j'aurais pu ajouter. Classique !
Ces dernières semaines ont été chargées, donc. Il y a d'abord eu la soutenance de ce portfolio sous la forme d'un weblog. Je l'ai organisée autour d'une question principale, - Pourquoi ai-je choisi le format de weblog pour mon portfolio ? -, sur trois parties :
Au final, des atouts de mon portfolio sous la forme d'un weblog, voici ce que je dégagerais :
Cependant, cette forme de portfolio, évolutive et diachronique, a présenté des limites que je tenterais de répertorier ci-dessous :
Enfin, si je devais retirer ce que m'a apporté l'écriture de ce portfolio sous la forme d'un weblog, je mettrais en avant l'aspect transversal du procédé : cela m'a permis une meilleure organisation de mes apprentissages, une meilleure synthétisation. Pourquoi ? Parce que face à moi, un public, un lecteur potentiel, qui m'a obligée à adopter un regard naïf. J'ai dû à la fois synthétiser, mais aussi expliquer. Et expliquer fait mieux comprendre. Et puis aussi, ce weblog a créé des besoins de formation dans les TICE. Autoformation, un livre à la main, pour me plonger dans le HTML, et organiser la barre latérale, le corps de texte, ou même choisir les finitions de présentation quant aux couleurs ou à la police de caractère.
Après cette soutenance, j'ai dû rendre quatre travaux dont j'avais choisi les thèmes. Mais cet article a été bien long déjà, je crois que je continuerai un autre jour...A plus tard !
Ces dernières semaines ont été chargées, donc. Il y a d'abord eu la soutenance de ce portfolio sous la forme d'un weblog. Je l'ai organisée autour d'une question principale, - Pourquoi ai-je choisi le format de weblog pour mon portfolio ? -, sur trois parties :
- Ma définition du portfolio,
- Les atouts que présente le weblog,
- Ses limites.
Au final, des atouts de mon portfolio sous la forme d'un weblog, voici ce que je dégagerais :
- Un weblog est un portfolio "au jour le jour" comme l'indique le titre. Il m'a permis un travail régulier, donc plus facile à mettre en place. Plus riche aussi peut-être, car il a vraiment favorisé la pratique réflexive, en établissant une progression, en mesurant l'écart entre le début et la fin de l'année.
- Le weblog a une approche à la fois diachronique et synchronique : une approche à la fois au jour le jour et de bilan. Avec une rédaction au présent, plus vivante. Comme une histoire que je raconte, de septembre à juin, celle d'une enseignante qui reprend ses études. Sur ce point il m'a été demandé si l'aspect linéaire du weblog ne limitait pas la synthétisation, en ce qui me concerne je pense que non, étant donné que l'organisation que j'ai faite de la barre latérale permet d'établir un bilan à la fois des travaux effectués dans l'année, une définition de la notion de weblog, de portfolio, et une présentation de moi-même.
- Le weblog m'a ouvert les yeux sur une dimension de communication forte. Avec son aspect public déjà, qui a facilité les échanges, les réactions extérieures, à l'extérieur du DESS : les liens de Corinne, de Marie Jobin, de Norbert Viau, l'article de Mediatic, un autre lien de Mediatic, ma citation sur Ifeedyou et j'en oublie. Avec un aspect de réciprocité aussi, en allant sur les weblogs des lecteurs, en rebondissant sur leurs réflexions. Un échange informel. Une richesse des points de vue. Un partage. Un apprentissage par les réflexions des autres qui peuvent nourrir les miennes. Liée à la dimension de communication, j'ai donc noté la dimension de consultation.
- Et puis mon weblog, c'est aussi Blogger, cet outil gratuit et léger ne nécessitant pas d'installation, pas de CD, et accessible directement par un navigateur. Tellement facile à mettre en place.
Cependant, cette forme de portfolio, évolutive et diachronique, a présenté des limites que je tenterais de répertorier ci-dessous :
- Le principe de portfolio sous la forme de weblog est encore peu développé, et encore moins développé en France. J'ai eu beaucoup de difficultés à entrer en contact avec des enseignants ou des étudiants. J'ai ressenti une lenteur à me faire connaître. Et j'aurais préféré pouvoir faire ce weblog en anglais, de façon à le diffuser plus largement.
- Une limite quant à la structure linéaire par date est quasi-inévitable, même si l'organisation de la barre latérale a tenté de la compenser. Le weblog peut être déstabilisant pour un novice, de par sa structure inhabituelle et non hérarchique comme un site traditionnel, avec une racine qui oriente vers de rubriques et sous-rubriques.
- Le weblog se lit régulièrement, et pour un arrivant tardif sur la page, quel volume ! Le weblog a cela de particulier qu'il nécessite une lecture régulière. Je ne sais pas si j'organiserai des archives dans le barre l'atérale. Je le pourrais, mais pour la soutenance je n'ai pas souhaité déranger l'ordre de lecture, il me semblait plus simple d'emmener les lecteurs directement en bas de page.
- On m'a demandé si l'aspect public du weblog n'a pas limité le contenu et l'honnêteté de mes propos. C'est une question que je m'étais posée, notamment avec le choix de ne pas mettre en ligne le rapport effectué dans mon stage. En revanche, pour l'honnêteté de parole...En général pour ceux qui me connaissent bien ils savent que je n'ai pas la langue dans ma poche !!! Et aussi que j'ai un état d'esprit positif. Enfin j'essaye. Ma devise : "take care and keep smiling".
Enfin, si je devais retirer ce que m'a apporté l'écriture de ce portfolio sous la forme d'un weblog, je mettrais en avant l'aspect transversal du procédé : cela m'a permis une meilleure organisation de mes apprentissages, une meilleure synthétisation. Pourquoi ? Parce que face à moi, un public, un lecteur potentiel, qui m'a obligée à adopter un regard naïf. J'ai dû à la fois synthétiser, mais aussi expliquer. Et expliquer fait mieux comprendre. Et puis aussi, ce weblog a créé des besoins de formation dans les TICE. Autoformation, un livre à la main, pour me plonger dans le HTML, et organiser la barre latérale, le corps de texte, ou même choisir les finitions de présentation quant aux couleurs ou à la police de caractère.
Après cette soutenance, j'ai dû rendre quatre travaux dont j'avais choisi les thèmes. Mais cet article a été bien long déjà, je crois que je continuerai un autre jour...A plus tard !
16 mai 2004
Une année de formation
Comme une épanadiplose, cette figure de style qui reprend la même image, le même terme, au début et à la fin d'un texte ou d'un document, ici mon weblog se termine avec la reprise de son titre. Se termine ? Pas tout à fait, de façon officielle seulement, avec la soutenance des portfolios établis par les étudiants de DESS, qui est prévue la semaine prochaine. Ce weblog se poursuivra jusqu'à la fin du DESS, car il y manque des devoirs en cours, des réflexions plus poussées sur mon stage, sur mon mémoire, sur mes apprentissages de l'année. Puis il se poursuivra dans un autre lieu, sous un autre nom, changera d'objet d'étude...
"Une année de formation", donc.
Une année ?
Ma formation s'arrête-t-elle à la fin du mois de juin ?
A-t-elle commencé en septembre ?
A ces trois questions, je réponds non. Et pour plusieurs raisons.
"Une année de formation", donc.
Une année ?
Ma formation s'arrête-t-elle à la fin du mois de juin ?
A-t-elle commencé en septembre ?
A ces trois questions, je réponds non. Et pour plusieurs raisons.
- D'abord, j'ai commencé cette formation avec un certain état d'esprit, avec des représentations qui m'étaient propres, avec une expérience qui m'était personnelle. Un passé qui a influencé le présent. Une formation qui a puisé dans le passé pour permettre au présent de se projeter dans l'avenir.
- De plus, si cette formation m'a permis de me projeter dans l'avenir, elle m'a aussi ouvert les yeux sur d'autres horizons. Horizons impalpables, aux limites indéfinies encore, mais bien là. Ainsi, j'ai beaucoup lu cette année, beaucoup écrit également, mais j'ai encore du mal à "ranger" mes connaissances : il m'est difficile de reconnaître un auteur par son courant par exemple, d'organiser mes lectures par leurs orientations. Cela commence, mais je sens que ce n'est pas établi de façon très cohérente. Besoin de temps, de recul, pour lequel une année de formation ne suffit pas...Encore des lectures et une réflexion à mener avant que mon esprit ne s'éclaircisse !
- Jusqu'à quand serai-je en formation ? De façon officielle, jusqu'en juin, mais de façon personnelle, la date de clôture n'est pas déterminée ! Ces derniers mois m'ont donné envie de continuer à lire, écrire, penser. Affaire à suivre...
11 mai 2004
Comment j'ai écrit mon weblog
1% d'inspiration, 99% de transpiration...C'est l'expression représentative du DESS, et surtout de ce portfolio sous la forme de weblog !
Le plus dur dans ce travail de longue haleine, n'est pas de trouver l'inspiration, la bonne idée, mais de lire, écrire, mettre en forme, organiser, revenir sur sa pratique, sur soi. Une remise en question. Une aventure intérieure sur mon métier d'enseignante-formatrice, sur ce que j'y fais, ce que j'y suis, ce que je suis.
Je voudrais aujourd'hui tenter de répondre à des questions liées à l'écriture de ce blog, en adoptant un regard naïf dans mes interrogations, de façon à tenter d'en dégager ce que le fait de rédiger un portfolio au jour le jour m'a réellement apporté.
Le plus dur dans ce travail de longue haleine, n'est pas de trouver l'inspiration, la bonne idée, mais de lire, écrire, mettre en forme, organiser, revenir sur sa pratique, sur soi. Une remise en question. Une aventure intérieure sur mon métier d'enseignante-formatrice, sur ce que j'y fais, ce que j'y suis, ce que je suis.
Je voudrais aujourd'hui tenter de répondre à des questions liées à l'écriture de ce blog, en adoptant un regard naïf dans mes interrogations, de façon à tenter d'en dégager ce que le fait de rédiger un portfolio au jour le jour m'a réellement apporté.
- Comment ai-je trouvé les sujets de mes posts ?
Les sujets de mes posts sont variables. J'aurais envie de distinguer 4 catégories de message, la dernière étant étroitement liée aux 3 précédentes.- Des sujets d'ordre organisationnel : ces articles décrivent le DESS, son organisation, ou plutôt mon organisation dans le DESS. Ce sont par exemple les messages au sujet de la recherche du stage, de la présentation de l'option enseignement.
- Des sujets rendant compte de mes devoirs ou de mes lectures. Ils s'efforcent de voir en quoi les travaux effectués m'ont apporté quelque chose, pourquoi j'ai apprécié ou non de les faire, et comment ils m'ont parfois confronté à des difficultés.
- Des sujets liés à mes besoins. Ils sont souvent d'ordre technique, par exemple sur le fil ATOM, ou sur Technorati. Ce sont des sujets qui explicitent des données sur lesquelles je me suis penchée. Ecrire me permet aussi de les intégrer davantage. Expliquer, c'est comprendre mieux.
- Des sujets plus réflexifs, qui prennent leur source dans l'un des trois types de sujets précédents. Par exemple, parler de BSCW d'un point de vue organisationnel m'a amenée à réfléchir au travail collaboratif, puis a entraîné un article sur l'altruisme réciproque.
Chaque article, chaque modification de la "sidebar" de mon weblog, a été l'occasion de faire des liens. Concrètement, des liens hypertexte. Mais plus finement, des liens entre les apprentissages. Entre les différents modules. Entre le stage, le mémoire, et les cours. Entre le premier et le deuxième semestre. Les sujets de ce weblog sont divers, et pourtant forment une cohésion. - Des sujets d'ordre organisationnel : ces articles décrivent le DESS, son organisation, ou plutôt mon organisation dans le DESS. Ce sont par exemple les messages au sujet de la recherche du stage, de la présentation de l'option enseignement.
- Comment les ai-je rédigés ?
Je me suis surprise à plusieurs reprises à prendre des notes sur des feuilles séparées lors de certains cours, en y projetant un futur article pour le weblog. Car très vite dans l'année, le weblog est devenu compulsif, omniprésent : j'en ai même rêvé ! - Et comment ai-je organisé mon weblog ?
D'abord je n'ai pas eu à réflechir beaucoup : une fois choisie la forme de weblog pour mon portfolio, la structure du weblog était imposée : un post puis un autre, tous présentés antéchronologiquement, de façon à mettre en valeur les nouveaux.
J'ai bien sûr choisi des couleurs, joué sur le "template" pour redéfinir une feuille de styles à mon goût. J'ai organisé, retouché, remodelé la sidebar notamment, afin d'offrir une meilleure lisibilité. - Ecrire un weblog, aurais-je pu m'en passer ?
Sûrement. Mais j'aurais manqué quelque chose. Car l'écriture du weblog m'a obligée à :
- synthétiser,
- rédiger, mettre des mots sur ce que j'ai appris,
- rendre compte de mes lectures,
- expliquer pour mieux intégrer.
Au final, le weblog m'a apporté une prise de conscience, une meilleure organisation "mentale" - même si elle nécessite encore du temps-, de ce que j'ai lu, de ce que j'ai appris. L'écriture d'un weblog est ainsi une nouvelle expérience d'apprentissage.
10 mai 2004
Création d'un fil ATOM
Marie Burroughs Jobin, dont j'ai parlé précédemment au sujet de la pédagogie de projet, m'a envoyé un mail me demandant si j'avais un fil RSS. J'ai étudié la question et mis en place un fil ATOM.
En ce qui me concerne, j'utilise Bloglines comme agrégateur. Je préfère un service web car il n'y a pas de souci d'installation et je peux consulter mes blogs sur n'importe quelle machine, même quand je ne suis pas chez moi.
Cela m'amène à établir deux dimensions des weblogs :
Certains "bloggeurs fous" vont jusqu'à être abonné à 150 blogs...Mieux vaut utiliser là un agrégateur plutôt que consulter les 150 sites quotidiennement ! Je les appelle des "bolggeurs fous", mais au fond ils sont dans la moyenne : dans l'histogramme ci-dessous, on peut voir le nombre de fils RSS ou ATOM souscrits par utilisateur.

Source du graphique
La moyenne établie par cet histogramme est de 120 fils par utilisateur.
120, cela me paraît énorme, j'en suis loin, même pas au dixième !!!
La question que je me pose est la suivante : pourquoi 120 ? Peut-on s'intéresser à tant de weblogs, et donc de sujets -thèmes et personnes- à la fois ?
J'ai essayé de trouver des réponses à cette question, et il apparaît que notre "capacité sociale" se limite à 150 contacts. Au-delà, on n'individualise plus les propos, on ne distingue plus vraiment qui est qui, qui apporte quoi..."The figure of 150 seems to represent the maximum number of individuals with whom we can have a genuinely social relationship, the kind of relationship that goes with knowing who they are and how they relate to us."
Au final, les deux dimensions qui se dégagent de l'utilisation des weblogs, celles de communication et de consultation, se recoupent, et sont interdépendantes.
- Qu'est-ce qu'un fil RSS ou ATOM ?
C'est une forme de publication complémentaire du weblog, qui est plus spécifiquement destinée à des agrégateurs : cela permet aux lecteurs de lire mon weblog au travers d'un autre canal, celui de l'agrégateur. - RSS ou ATOM, quelle différence ?
Un fil RSS ou ATOM, c'est la même chose, RSS et ATOM étant le nom du format utilisé. RSS est plus répandu, mais mon service de blog, Blogger, ne permet de faire que de l'ATOM. - Qu'est-ce qu'un agrégateur ?
C'est un logiciel ou un service web qui permet de consulter les entrées de mes weblogs favoris, comme s'il s'agissait de mail : il garde trace des articles consultés, et il vérifie si de nouveaux articles sont publiés.
Sur une même page, on a donc accès à plusieurs contenus. C'est ce qu'on appelle la "content syndication", qui se traduit difficilement par "syndication de contenu" : on met à disposition du contenu à d'autres personnes. C'est une façon de le diffuser. - Un fil ATOM, pour quoi faire ?
Cela évite d'aller consulter les weblogs, et d'aller voir directement, sur une même interface, tous les weblogs auxquels on s'est abonné.
En ce qui me concerne, j'utilise Bloglines comme agrégateur. Je préfère un service web car il n'y a pas de souci d'installation et je peux consulter mes blogs sur n'importe quelle machine, même quand je ne suis pas chez moi.
Cela m'amène à établir deux dimensions des weblogs :
- celle de communication,
- celle de consultation.
Certains "bloggeurs fous" vont jusqu'à être abonné à 150 blogs...Mieux vaut utiliser là un agrégateur plutôt que consulter les 150 sites quotidiennement ! Je les appelle des "bolggeurs fous", mais au fond ils sont dans la moyenne : dans l'histogramme ci-dessous, on peut voir le nombre de fils RSS ou ATOM souscrits par utilisateur.

Source du graphique
La moyenne établie par cet histogramme est de 120 fils par utilisateur.
120, cela me paraît énorme, j'en suis loin, même pas au dixième !!!
La question que je me pose est la suivante : pourquoi 120 ? Peut-on s'intéresser à tant de weblogs, et donc de sujets -thèmes et personnes- à la fois ?
J'ai essayé de trouver des réponses à cette question, et il apparaît que notre "capacité sociale" se limite à 150 contacts. Au-delà, on n'individualise plus les propos, on ne distingue plus vraiment qui est qui, qui apporte quoi..."The figure of 150 seems to represent the maximum number of individuals with whom we can have a genuinely social relationship, the kind of relationship that goes with knowing who they are and how they relate to us."
Au final, les deux dimensions qui se dégagent de l'utilisation des weblogs, celles de communication et de consultation, se recoupent, et sont interdépendantes.
03 mai 2004
L'altruisme réciproque
Mon précédent post m'amène à ce sujet. Au-delà de l'effet Pygmalion mentionné en fin d'article, c'est peut-être l'altruisme réciproque qui pourrait être à la source des échanges plus ou moins fructueux entre collègues en formation ou ailleurs. Toute coopération et tout travail collaboratif seraient fondés sur un principe de réciprocité.
L'altruisme réciproque est une notion traitée par la psychologie évolutionniste, qui établit que par nature, l'être humain est altruiste réciproque : il tend à être bon avec les personnes qui sont bonnes avec lui, car il se sent redevable. Et c'est là qu'apparaît toute une dimension du travail de groupe, de la mutualisation : dans leur livre intitulé Introducing Evolutionary Psychology, Dylan Evans et Oscar Zarate expliquent qu'il y a toujours un risque que l'un des membres d'un groupe puisse tirer profit sans participer, puisse prendre sans donner en quelque sorte. C'est ce qu'ils appellent le "free-rider problem" et qu'ils considèrent comme le problème fondamental du travail collaboratif : "imagine a group of animals that strikes up an alliance in which one of the members is a free-rider. Whenever the free-rider is in danger, or hungry, the other members of the alliance come to his aid. The other members pay a cost for helping the free-rider, by risking their lives for him or by giving him some of their precious food. The free-rider enjoys these benefits, but never pays the costs of returning the favours".
Mais alors, les échanges sont-ils possible ? Comment dépasser le problème du free-rider ? Dylan Evans et Oscar Zarate citent Robert Axelrod, qui a défini au début des années 1980 trois conditions pouvant résoudre le problème du free-rider :
Finalement, l'altruisme réciproque fonctionne par un système de "punishment and reward". Avec les trois conditions ci-dessus, les free-riders sont détectés et exclus des collaborations, alors que les coopérateurs sont récompensés en restant unis. C'est ce qu'on appelle la stratégie du "tit-for-tat". Oeil pour oeil, dent pour dent...
Mais au-delà du free-rider problem et du tit-for-tat, qui expliqueraient un fonctionnement des échanges quels qu'ils soient, axé sur la réciprocité, l'on peut se demander si l'altruisme réciproque est la seule réponse. L'Université de Montréal demande ainsi :"l'altruisme est-il génétique ou le produit de l'imitation?"

Psychologie évolutionniste et anthropologie cognitive
Solving the puzzle of human cooperation
L'altruisme réciproque est une notion traitée par la psychologie évolutionniste, qui établit que par nature, l'être humain est altruiste réciproque : il tend à être bon avec les personnes qui sont bonnes avec lui, car il se sent redevable. Et c'est là qu'apparaît toute une dimension du travail de groupe, de la mutualisation : dans leur livre intitulé Introducing Evolutionary Psychology, Dylan Evans et Oscar Zarate expliquent qu'il y a toujours un risque que l'un des membres d'un groupe puisse tirer profit sans participer, puisse prendre sans donner en quelque sorte. C'est ce qu'ils appellent le "free-rider problem" et qu'ils considèrent comme le problème fondamental du travail collaboratif : "imagine a group of animals that strikes up an alliance in which one of the members is a free-rider. Whenever the free-rider is in danger, or hungry, the other members of the alliance come to his aid. The other members pay a cost for helping the free-rider, by risking their lives for him or by giving him some of their precious food. The free-rider enjoys these benefits, but never pays the costs of returning the favours".
Mais alors, les échanges sont-ils possible ? Comment dépasser le problème du free-rider ? Dylan Evans et Oscar Zarate citent Robert Axelrod, qui a défini au début des années 1980 trois conditions pouvant résoudre le problème du free-rider :
- "Organisms encounter the same organisms repeatedly.
- Organisms can recognise those they have met before and distinguish them from strangers.
- Organisms can remember how those they have met before have treated them on previous encounters."
Finalement, l'altruisme réciproque fonctionne par un système de "punishment and reward". Avec les trois conditions ci-dessus, les free-riders sont détectés et exclus des collaborations, alors que les coopérateurs sont récompensés en restant unis. C'est ce qu'on appelle la stratégie du "tit-for-tat". Oeil pour oeil, dent pour dent...
Mais au-delà du free-rider problem et du tit-for-tat, qui expliqueraient un fonctionnement des échanges quels qu'ils soient, axé sur la réciprocité, l'on peut se demander si l'altruisme réciproque est la seule réponse. L'Université de Montréal demande ainsi :"l'altruisme est-il génétique ou le produit de l'imitation?"

Psychologie évolutionniste et anthropologie cognitive
Solving the puzzle of human cooperation
27 avril 2004
La richesse du travail collaboratif
Je n'ai pas parlé beaucoup de BSCW et de ce qu'il pourrait entraîner cette année, entre étudiants de DESS.
BSCW signifie Basic Support for Cooperative Work. En premier lieu, BSCW "offre la possibilité à ses utilisateurs de disposer d'un espace de travail personnel, accessible depuis tout ordinateur connecté à Internet, via un simple navigateur web." Entre étudiants de DESS, nous avons accès à BSCW d'abord dans un espace collectif à tous, puis dans des espaces personnels, et des espaces dits partagés, c'est-à-dire communs à quelques-uns d'entre nous seulement. Depuis le début du DESS je considère BSCW non seulement comme une mise à disposition d'un espace de travail personnel, mais aussi comme une richesse potentielle car source d'échanges, de mutualisation.
Pourtant, malgré une tentative d'échanges de documents via BSCW en janvier, le partage a du mal à s'établir. Est-il si difficile de mutualiser ? N'est-on pas plus productif en collaborant et en partageant, en s'aidant mutuellement dans nos recherches ?
Ces questions touchent en quelque sorte au sujet de mon mémoire, à l'analyse du travail, à cette mise en commun des travaux parfois difficile lors des formations. Au final, le dysfonctionnement de BSCW pose une question centrale : pourquoi devrait-on collaborer ? Pourquoi devrait-on s'entraider ? Quel en est l'intérêt ?
Une réponse est proposée par Francis Flynn, qui a étudié le travail d'employés dans les télécommunications près de San Francisco : "First, as employees learn more about the resources they can offer each other, they develop a more efficient pattern of requesting and giving help. Second, helpful employees learn to trust each other more, and so become willing to do bigger favours because they feel more sure about the likelihood of reciprocation. And, of course, it is nicer to work with helpful people than with the other sort."
En bref, les échanges entraînent les échanges, la confiance entraîne la confiance, les attitudes positives entraînent les attitudes positives...Mais...C'est l'effet Pygmalion tout ça !
BSCW signifie Basic Support for Cooperative Work. En premier lieu, BSCW "offre la possibilité à ses utilisateurs de disposer d'un espace de travail personnel, accessible depuis tout ordinateur connecté à Internet, via un simple navigateur web." Entre étudiants de DESS, nous avons accès à BSCW d'abord dans un espace collectif à tous, puis dans des espaces personnels, et des espaces dits partagés, c'est-à-dire communs à quelques-uns d'entre nous seulement. Depuis le début du DESS je considère BSCW non seulement comme une mise à disposition d'un espace de travail personnel, mais aussi comme une richesse potentielle car source d'échanges, de mutualisation.
Pourtant, malgré une tentative d'échanges de documents via BSCW en janvier, le partage a du mal à s'établir. Est-il si difficile de mutualiser ? N'est-on pas plus productif en collaborant et en partageant, en s'aidant mutuellement dans nos recherches ?
Ces questions touchent en quelque sorte au sujet de mon mémoire, à l'analyse du travail, à cette mise en commun des travaux parfois difficile lors des formations. Au final, le dysfonctionnement de BSCW pose une question centrale : pourquoi devrait-on collaborer ? Pourquoi devrait-on s'entraider ? Quel en est l'intérêt ?
Une réponse est proposée par Francis Flynn, qui a étudié le travail d'employés dans les télécommunications près de San Francisco : "First, as employees learn more about the resources they can offer each other, they develop a more efficient pattern of requesting and giving help. Second, helpful employees learn to trust each other more, and so become willing to do bigger favours because they feel more sure about the likelihood of reciprocation. And, of course, it is nicer to work with helpful people than with the other sort."
En bref, les échanges entraînent les échanges, la confiance entraîne la confiance, les attitudes positives entraînent les attitudes positives...Mais...C'est l'effet Pygmalion tout ça !
23 avril 2004
Un weblog pour communiquer
Aujourd'hui, surprise ! J'ai encore reçu un mail d'encouragements d'un visiteur ! Surprise ? Non finalement, car c'est la dimension d'échange et de communication du weblog dont je commence à prendre conscience.
J'ai reçu ce mail suite à un lien que j'avais mis sur mon weblog. Sur Technorati, il suffit de taper l'URL du site concerné et l'on sait quel weblog le cite, ce qui permet de se citer mutuellement, éventuellement. Le weblog permet ainsi de communiquer de weblog à weblog, puisqu'on sait qui a mis le lien vers son propre site, et ce qu'il a dit. Un dialogue par weblog interposé peut s'établir.
Pour l'instant, il apparaît sur Technorati que je ne suis répertoriée que sur un site, media TIC blog, qui recense les weblogs, en donne l'actualité. L'étonnant est qu'on n'y voit pas le lien vers mon article sur ce même site, ni les liens de Corinne.
J'ai reçu ce mail suite à un lien que j'avais mis sur mon weblog. Sur Technorati, il suffit de taper l'URL du site concerné et l'on sait quel weblog le cite, ce qui permet de se citer mutuellement, éventuellement. Le weblog permet ainsi de communiquer de weblog à weblog, puisqu'on sait qui a mis le lien vers son propre site, et ce qu'il a dit. Un dialogue par weblog interposé peut s'établir.
Pour l'instant, il apparaît sur Technorati que je ne suis répertoriée que sur un site, media TIC blog, qui recense les weblogs, en donne l'actualité. L'étonnant est qu'on n'y voit pas le lien vers mon article sur ce même site, ni les liens de Corinne.
16 avril 2004
Les interrogations de mon mémoire
"There aren't any teachers until there are learners, and there aren't any learners until something is disturbed in the student's world."
Si le sujet de mon mémoire est issu de mon expérience personnelle, il s'est également inséré dans l'objet de mon stage au CAFOC, à savoir la mise en place du DCL dans le réseau des GRETA.
Sa problématique s'appuie sur cinq questionnements principaux :
Mon mémoire est donc plutôt orienté vers une dimension psychosociale, ainsi que vers une analyse du travail.

Si le sujet de mon mémoire est issu de mon expérience personnelle, il s'est également inséré dans l'objet de mon stage au CAFOC, à savoir la mise en place du DCL dans le réseau des GRETA.
Sa problématique s'appuie sur cinq questionnements principaux :
- Quelles sont les attentes de chacun en formation et qu'entraînent-elles ?
Quelles sont les attentes du formateur ? Quelles sont celles des stagiaires ? Les attentes des uns et des autres sont-elles convergentes ? N'est on pas prêt à recevoir que ce que qu'on s'attend à recevoir ? Comment faire pour trouver un terrain d'entente entre les attentes ? - En formation, est-il important de satisfaire et d'être satisfait ?
Doit-on satisfaire à tout prix ou plutôt "bousculer" les stagiaires pour impulser une prise de conscience, un changement ? Quelles sont les fonctions d'une action de formation ? - Pourquoi y a-t-il des résistances au changement ?
Quelles sont les sources de ces résistances au changement ? Comment y faire face, les prendre en compte ? En quoi sont-elles nécessaires ? - Communiquer en formation, est-ce "facile" ?
Est-il possible de faire part de son expérience et d'en transmettre clairement une démarche pédagogique ? En tant que stagiaire, peut-on toujours se mettre en position de récepteurs ? Quels sont les obstacles à la communication, ou au contraire quels en sont les facilitateurs ? - Transmettre un geste de métier, est-ce possible ?
Comment faut-il s'y prendre pour que ce qui est transmis change les pratiques d'apprentissage ? "Le geste est-il transmissible ?" Peut-on changer les pratiques en quelques journées de formation ?
Mon mémoire est donc plutôt orienté vers une dimension psychosociale, ainsi que vers une analyse du travail.

10 avril 2004
Deux expériences, deux dimensions, pour un mémoire
Je me suis beaucoup questionnée quant à la légitimité de mon mémoire, car sa spécificité est qu'il prend appui sur deux expériences professionnelles :
Ces deux expériences peuvent d'emblée sembler sans rapport. Bien au contraire en fait.
L'une comme l'autre, malgré des contextes différents, ont rencontré des difficultés similaires, ont soulevé des questionnements sûrement assez constants du monde de la formation quant à la transmission de gestes de métier, au changement des pratiques professionnelles, à la résistance au changement. L'une comme l'autre vise la mise en place de nouvelles pratiques d'enseignement.
Et si ce mémoire a pour origine une situation de formation d'enseignants rencontrée lors d'une expérience d'un passé proche, les recherches liées à cette problématique prennent appui sur le présent, sur des pratiques professionnelles diverses et réalisées cette année, dans lesquelles ma position a été sensiblement différente :
- La première est à la source de la problématique. Elle concerne mon expérience en tant que formatrice ponctuelle d'enseignants visant la mise en place de la pédagogie de projet auprès des élèves de SEGPA.
- La deuxième est l'expérience de l'année en cours, à savoir le stage de DESS réalisé au sein du CAFOC et visant la mise en place du DCL dans les GRETA.
Ces deux expériences peuvent d'emblée sembler sans rapport. Bien au contraire en fait.
L'une comme l'autre, malgré des contextes différents, ont rencontré des difficultés similaires, ont soulevé des questionnements sûrement assez constants du monde de la formation quant à la transmission de gestes de métier, au changement des pratiques professionnelles, à la résistance au changement. L'une comme l'autre vise la mise en place de nouvelles pratiques d'enseignement.
Et si ce mémoire a pour origine une situation de formation d'enseignants rencontrée lors d'une expérience d'un passé proche, les recherches liées à cette problématique prennent appui sur le présent, sur des pratiques professionnelles diverses et réalisées cette année, dans lesquelles ma position a été sensiblement différente :
- Une position d'action, qui concerne des animations de stages d'enseignants dans le cadre de la formation continue, dans lesquelles j'ai tenté d'améliorer la transmission du contenu du stage, favorisant la mise en évidence de son aspect méthodologique plus que documentaire :
- tentatives d'évitement de la prescription extérieure quant à la pédagogie par projet
- élaboration d'un questionnaire-bilan aux stagiaires et étude détaillée des bilans évaluatifs d'une action de formation
- modifications du stage (moments de régulation, cartes de concepts, attention donnée à la prise de parole, à la reformulation...)
- comparaison avec les bilans d'une autre action "modifiée" pour en dégager l'impact
- entretien semi-directif avec un collègue co-animateur
- entretien semi-directif avec une formatrice IUFM
- entretien libre avec une stagiaire ayant assisté à plusieurs de mes stages, à la fois en co-animation et en animation seule
- entretien semi-directif avec un inspecteur et accompagnement dans quelques visites d'inspection de valeur formative
- tentatives d'évitement de la prescription extérieure quant à la pédagogie par projet
- Une position d'observation doublée d'une recherche-action, qui concerne le stage de 12 semaines au CAFOC mettant en place l'élaboration d'un plan de formation pour les formateurs en langues vivantes et l'animation d'une formation de formateurs, dans lequel s'est établi une recherche des attentes des formateurs pour leur proposer des actions de formation :
- entretiens semi-directifs avec des CFC et formateurs en langues des GRETA
- analyse et écriture d'un rapport sur les entretiens pour en dégager les attentes et les besoins des formateurs
- proposition d'un plan de formation relatif à ces besoins sur les années 2003-2004 et 2004-2005
- co-animation avec mon maître de stage d'une action de formation sur l'approche communicative, visant la mise en place du DCL
- organisation des actions de formation et suivi des actions (au-delà des 12 semaines)
- questionnaire sur le DCL à des enseignants habilités à le faire passer
- entretiens semi-directifs avec des CFC et formateurs en langues des GRETA
05 avril 2004
A propos de la pédagogie de projet
Le sujet de mon mémoire touche en partie à la pédagogie de projet, puisqu'il prend son origine dans un problème de transmission rencontré lors d'une action de formation au sujet de la pédagogie de projet. Et je viens de trouver un super site à ce sujet entre autres, très riche. Ce qui est amusant, c'est qu'il est aussi le portfolio d'une "enseignante-étudiante", Marie Burroughs-Jobin, au Québec. sous la forme d'un weblog ! Comme quoi je suis loin d'être la seule à avoir cette idée...
Pour me permettre d'avancer dans mes recherches liées au mémoire, et aussi parce que c'est un sujet qui m'intéresse, sujet d'actions de formation que j'anime depuis quelques années, j'ai choisi pour l'option AIS de travailler sur les intérêts et limites de la pédagogie de projet en EREA. Pour l'instant, mes questions sont simples : un projet,

Mais c'est tout de même difficile d'être à la fois dans l'action et dans la réflexion, je le ressens fortement de jour en jour. Animer des stages sur la pédagogie de projet et y mettre en place des outils visant à expérimenter ce que je cherche à montrer dans mon mémoire, à savoir le décalage nécessaire des attentes entre formateur et formés, cela me place dans une situation un peu bancale, entre mise en oeuvre et analyse du travail.
De la même façon, dans mon stage au CAFOC, travailler à la mise en place du DCL et réfléchir à ce que le DCL entraîne comme changements et résistances, me divise entre objet et sujet d'étude, entre action et réflexion.
Pour me permettre d'avancer dans mes recherches liées au mémoire, et aussi parce que c'est un sujet qui m'intéresse, sujet d'actions de formation que j'anime depuis quelques années, j'ai choisi pour l'option AIS de travailler sur les intérêts et limites de la pédagogie de projet en EREA. Pour l'instant, mes questions sont simples : un projet,

Mais c'est tout de même difficile d'être à la fois dans l'action et dans la réflexion, je le ressens fortement de jour en jour. Animer des stages sur la pédagogie de projet et y mettre en place des outils visant à expérimenter ce que je cherche à montrer dans mon mémoire, à savoir le décalage nécessaire des attentes entre formateur et formés, cela me place dans une situation un peu bancale, entre mise en oeuvre et analyse du travail.
De la même façon, dans mon stage au CAFOC, travailler à la mise en place du DCL et réfléchir à ce que le DCL entraîne comme changements et résistances, me divise entre objet et sujet d'étude, entre action et réflexion.
03 avril 2004
Merci
Aujourd'hui juste un mot, mais pas n'importe lequel, alors que je suis en pleine réalisation de ce weblog : MERCI.
Merci à tous ceux qui m'entourent, me soutiennent au quotidien.
Merci à vous qui me lisez.
Merci à vous qui vous intéressez à ce blog, petit bout de moi, un moi plus professionnel que personnel, mais petit bout de moi quand même.
Merci à vous qui prenez la peine de m'envoyer un commentaire.
Merci à Corinne pour son lien vers mon blog.
Merci à Mediatic, pour son article si encourageant.
Merci à tous ceux qui m'entourent, me soutiennent au quotidien.
Merci à vous qui me lisez.
Merci à vous qui vous intéressez à ce blog, petit bout de moi, un moi plus professionnel que personnel, mais petit bout de moi quand même.
Merci à vous qui prenez la peine de m'envoyer un commentaire.
Merci à Corinne pour son lien vers mon blog.
Merci à Mediatic, pour son article si encourageant.
31 mars 2004
Le portfolio, miroir de mes réflexions, reflet de mes apprentissages
Le portfolio peut-il prendre la forme d'un weblog ? Y a-t-il une dichotomie, weblog versus portfolio ?
"Utilisé comme un journal personnel, le weblog peut ne rester qu'un outil de publication de ses états d'âme ou de ses expériences et de ses questionnements de vie. Dans l'éducation, où la technologie se doit d'être au service de la pédagogie, le journal personnel et/ou public prend toute sa dimension lorsqu'il permet de mettre en évidence son processus d'apprentissage".
Raconter une histoire, raconter mon histoire, le parcours de cette année d'études, me permet de m'en extraire, d'en prendre un recul, de mettre des mots sur ce que j'apprends, sur ce que j'ai appris, sur comment je l'ai appris. Alors ce weblog, n'est-il pas un portfolio ? Portfolio de mes réflexions, portfolio de mes apprentissages, portfolio de mon évolution dans l'année, portfolio de mes travaux.
"Utilisé comme un journal personnel, le weblog peut ne rester qu'un outil de publication de ses états d'âme ou de ses expériences et de ses questionnements de vie. Dans l'éducation, où la technologie se doit d'être au service de la pédagogie, le journal personnel et/ou public prend toute sa dimension lorsqu'il permet de mettre en évidence son processus d'apprentissage".
Raconter une histoire, raconter mon histoire, le parcours de cette année d'études, me permet de m'en extraire, d'en prendre un recul, de mettre des mots sur ce que j'apprends, sur ce que j'ai appris, sur comment je l'ai appris. Alors ce weblog, n'est-il pas un portfolio ? Portfolio de mes réflexions, portfolio de mes apprentissages, portfolio de mon évolution dans l'année, portfolio de mes travaux.
29 mars 2004
L'option enseignement
Le deuxième semestre est bien entamé, j'ai bien sûr opté pour le secteur enseignement. Il se présente de la façon suivante :
Le deuxième semestre est bien mon deuxième semestre, dans lequel j'ai dû faire des choix, d'abord d'options, puis de sujets de travaux. Les contenus de ce deuxième semestre sont beaucoup plus individualisés, avec des sujets de travaux que nous choisissons personnellement, ce qui oriente nos recherches de façon plus pertinente. En quelque sorte, le deuxième semestre donne sens au premier, et la répartition par secteurs donnent sens au tronc commun. Plus l'année avance, plus je prends conscience du sens général du DESS.
Néanmoins, mes choix d'options étaient faits depuis longtemps, malgré les savoirs apportés par le DESS il reste en moi un vécu, à la fois personnel et professionnel, qui m'oriente dans mes choix :
- Une formation transversale, commune donc aux secteurs enseignement et associatif, avec le choix entre quatre options, parmi lesquelles j'ai opté pour l'analyse clinique de pratiques professionnelles et les NTIC;
- Une formation spécifique répartie en quatre unités : identités professionnelles, analyses de pratiques, didactiques, et analyse critique des TICE;
- Une formation spécifique répartie en deux unités :
. L'unité A, langue et option disciplinaire;
. L'unité B, éthique professionnelle et deux options à choisir parmi cinq.
Le deuxième semestre est bien mon deuxième semestre, dans lequel j'ai dû faire des choix, d'abord d'options, puis de sujets de travaux. Les contenus de ce deuxième semestre sont beaucoup plus individualisés, avec des sujets de travaux que nous choisissons personnellement, ce qui oriente nos recherches de façon plus pertinente. En quelque sorte, le deuxième semestre donne sens au premier, et la répartition par secteurs donnent sens au tronc commun. Plus l'année avance, plus je prends conscience du sens général du DESS.
Néanmoins, mes choix d'options étaient faits depuis longtemps, malgré les savoirs apportés par le DESS il reste en moi un vécu, à la fois personnel et professionnel, qui m'oriente dans mes choix :
- La formation transversale par exemple, dans laquelle j'ai choisi l'option NTIC, relève à la fois d'un choix personnel car j'ai envie de m'intéresser davantage à ce domaine, j'en suis très curieuse, et d'un choix professionnel car en tant qu'enseignante PLP lettres-anglais et formatrice ponctuelle, il me semble nécessaire d'intégrer le multimédia à la fois aux enseignements et aux actions de formation, de ne pas le séparer d'une dimension didactique pour le stigmatiser comme objet utile, utilitaire.
- Et l'unité B, dans laquelle j'ai opté pour les options innovation et AIS, relève aussi d'un choix à double dimension. Dimension personnelle d'abord, car sous le terme innovation apparaît peut-être ma personnalité très créative, très en demande de nouveautés, de renouvellement, de découverte. Dimension professionnelle également, avec l'option AIS qui me permet de prendre du recul sur ma pratique d'enseignante en EREA, d'en voir les atouts, mais aussi les limites.
20 mars 2004
Module 3
Depuis un moment, le plan de formation et son scénario pédagogique de notre groupe est terminé. Plus pratique, moins réflexif peut-être, c'est un travail qui m'a permis d'avoir une technique quant à la préparation de mes dernières actions de formation d'enseignants. C'est aussi un travail qui m'a aidée dans le stage au CAFOC, pour l'élaboration du plan de formation.
Finalement, j'ai apprécié faire ce travail :

Finalement, j'ai apprécié faire ce travail :
- parce qu'il était en groupe d'une part et que c'est toujours un enrichissement de partager,
- parce qu'il était axé sur la fonction technique du métier de formateur et qu'il m'a ainsi permis d'acquérir une méthode dans l'ingénierie de la formation,
- parce qu'au-delà de cet aspect technique, c'est ma pratique et donc mon identité professionnelle qui s'en sont trouvées interrogées et modifiées.

13 mars 2004
Module 2
Au tour du module 2 de voir son échéance se rapprocher. Là aussi, j'ai fini par réaliser mon travail, mais n'en suis pas très satisfaite. Il me semble que le sujet choisi était trop vaste, difficile de parvenir à une note de synthèse dans ces cas-là. Enfin, il m'a permis toutefois de réfléchir davantage aux interactions, verbales ou non-verbales, et à leurs rapports d'influences entre formateur et formé.


25 février 2004
Visite de stage
Aujourd'hui, j'ai eu la visite de ma directrice de mémoire et stage sur mon lieu de stage. La visite s'est très bien passée. La trame de mon stage semble suivre ce qui était prévu initialement : suite au rapport d'analyse des besoins établi après les entretiens avec CFC et formateurs, j'ai élaboré un plan de formation qui inclut la formation à l'approche communicative visant le DCL. Axées sur une ingénierie de la formation, les douze semaines de stage ne seront évidemment pas suffisantes pour mener toutes les formations et la mise en place du DCL à terme, et il est prévu que je garde le contact avec mon maître de stage à la rentrée prochaine, comme l'indique le plan de formation établi.
Je trouve très enrichissant de pouvoir organiser des formations ainsi. Et j'établis de plus en plus de liens entre le stage et la formation elle-même, notamment avec le module 3 qui m'a beaucoup servi ces derniers temps, à la fois lors de l'élaboration du plan de formation, et pour la préparation de stages d'enseignants, dans lesquels je me suis sentie alors plus efficace et donc forcément plus à l'aise.
En fait, j'ai l'impression que tout ce que j'acquiers cette année se traduit aussi dans ma pratique. C'est peut-être moi qui change, je ne suis plus vraiment la même qu'en septembre, qui sait ?!
Je trouve très enrichissant de pouvoir organiser des formations ainsi. Et j'établis de plus en plus de liens entre le stage et la formation elle-même, notamment avec le module 3 qui m'a beaucoup servi ces derniers temps, à la fois lors de l'élaboration du plan de formation, et pour la préparation de stages d'enseignants, dans lesquels je me suis sentie alors plus efficace et donc forcément plus à l'aise.
En fait, j'ai l'impression que tout ce que j'acquiers cette année se traduit aussi dans ma pratique. C'est peut-être moi qui change, je ne suis plus vraiment la même qu'en septembre, qui sait ?!
07 février 2004
Module 1
Voilà, l'échéance de retour des devoirs de module 1 va bientôt arriver, mon travail est fait.
Il m'a fait réfléchir sur l'importance de l'identité profesionnelle, qu'on soit enseignant ou formateur d'enseignants, qui se construit en interdépendance avec notre organisation, l'Education Nationale.
Il m'a aussi permis de penser davantage à ma problématique de mémoire, à la conciliation des attentes entre formateur et formé.
Et puis, ce travail a souligné encore davantage la dimension de changement liée aux actions de formation ou d'enseignement, et les résistances que cela peut entraîner.
Finalement, si au début je croyais que ce travail allait être très théorique, je me suis aperçue au fur et à mesure de mes lectures et de l'élaboration du devoir demandé, que la sociologie des organisations était peut-être l'élément fondateur de tous les autres enseignements du DESS, qu'elle était potentiellement au centre de tous les propos de cette année.

Il m'a fait réfléchir sur l'importance de l'identité profesionnelle, qu'on soit enseignant ou formateur d'enseignants, qui se construit en interdépendance avec notre organisation, l'Education Nationale.
Il m'a aussi permis de penser davantage à ma problématique de mémoire, à la conciliation des attentes entre formateur et formé.
Et puis, ce travail a souligné encore davantage la dimension de changement liée aux actions de formation ou d'enseignement, et les résistances que cela peut entraîner.
Finalement, si au début je croyais que ce travail allait être très théorique, je me suis aperçue au fur et à mesure de mes lectures et de l'élaboration du devoir demandé, que la sociologie des organisations était peut-être l'élément fondateur de tous les autres enseignements du DESS, qu'elle était potentiellement au centre de tous les propos de cette année.

14 janvier 2004
Côté stage
Mon stage au CAFOC est déjà bien commencé. Sixième semaine.
Visant la future mise en place du DCL, j'ai élaboré avec mon maître de stage une grille d'analyse des besoins de formation des formateurs, et réalisé des entretiens dans les centres GRETA avec des CFC et des formateurs. Cela m'a permis en même temps de découvrir CAFOC et GRETA, leur mode de fonctionnement, et de rencontrer des personnes parfois très sympathiques.
Les entretiens ne sont néanmoins pas toujours faciles à mener.
De prime abord, je sens de la méfiance : ce que je veux, pourquoi je suis là, intrigue. je me sens perçue comme une "taupe", celle qui vient prendre la température et recueillir des infos pour le "chef". Peut-être parce qu'au fond je suis porteuse d'un remaniement de la façon d'enseigner l'anglais, donc porteuse d'une critique.
Avec d'autres personnes rencontrées, je sens aussi une sorte de dédain : on ne voit pas ce qu'une étudiante pourrait apporter à un système qu'elle découvre encore. Je tente de justifier ma présence par une présentation de mon parcours professionnel, et là c'est parfois un rejet qui apparaît. Rejet de ce que je représente, à savoir les profs-fonctionnaires dans toute leur splendeur, leur possible manque d'ouverture d'esprit envers les GRETA, le concours qu'ils ont...Précieux sésame jalousé.
Mais en fait, suite à ces termes plutôt négatifs, c'est simplement un sentiment d'exclusion qui m'apparaît. Au fond, les entretiens montrent que les interviewés ont un besoin d'être écoutés. Une fois les premières impressions passées, c'est un contact plutôt bon qui s'est établi avec tous car ils ont pris conscience d'une possibilité d'exprimer leurs attentes et leurs besoins, et d'agir.
En revanche, côté DCL, il faut que je m'accroche !!! Cela ne semble pas être la priorité pour beaucoup. Tous les interviewés reconnaissent un intérêt pédagogique au diplôme, mais voient plutôt une urgence dans d'autres objectifs de formation, comme je le note dans mon rapport d'entretiens. La mission de mon stage va devoir s'affiner...
Visant la future mise en place du DCL, j'ai élaboré avec mon maître de stage une grille d'analyse des besoins de formation des formateurs, et réalisé des entretiens dans les centres GRETA avec des CFC et des formateurs. Cela m'a permis en même temps de découvrir CAFOC et GRETA, leur mode de fonctionnement, et de rencontrer des personnes parfois très sympathiques.
Les entretiens ne sont néanmoins pas toujours faciles à mener.
De prime abord, je sens de la méfiance : ce que je veux, pourquoi je suis là, intrigue. je me sens perçue comme une "taupe", celle qui vient prendre la température et recueillir des infos pour le "chef". Peut-être parce qu'au fond je suis porteuse d'un remaniement de la façon d'enseigner l'anglais, donc porteuse d'une critique.
Avec d'autres personnes rencontrées, je sens aussi une sorte de dédain : on ne voit pas ce qu'une étudiante pourrait apporter à un système qu'elle découvre encore. Je tente de justifier ma présence par une présentation de mon parcours professionnel, et là c'est parfois un rejet qui apparaît. Rejet de ce que je représente, à savoir les profs-fonctionnaires dans toute leur splendeur, leur possible manque d'ouverture d'esprit envers les GRETA, le concours qu'ils ont...Précieux sésame jalousé.
Mais en fait, suite à ces termes plutôt négatifs, c'est simplement un sentiment d'exclusion qui m'apparaît. Au fond, les entretiens montrent que les interviewés ont un besoin d'être écoutés. Une fois les premières impressions passées, c'est un contact plutôt bon qui s'est établi avec tous car ils ont pris conscience d'une possibilité d'exprimer leurs attentes et leurs besoins, et d'agir.
En revanche, côté DCL, il faut que je m'accroche !!! Cela ne semble pas être la priorité pour beaucoup. Tous les interviewés reconnaissent un intérêt pédagogique au diplôme, mais voient plutôt une urgence dans d'autres objectifs de formation, comme je le note dans mon rapport d'entretiens. La mission de mon stage va devoir s'affiner...
25 décembre 2003
"Vacances" de Noël
Le terme mérite bien ses guillemêts, car en fait de vacances je travaille surtout à mes évaluations du tronc commun ! Joyeux Noël !!!
Après des recherches sur le concept de portfolio, sa définition, son rôle dans les apprentissages, son intérêt, j'ai choisi depuis longtemps de réaliser mon portfolio sous la forme d'un journal de bord, ou weblog, pour deux raisons principales :
. établir clairement ma progression entre le début et la fin de l'année et en prendre conscience,
. donner une dimension de communication à mon portfolio, l'ouvrir à tous les internautes.
L'avantage du weblog est que je peux y travailler de façon régulière, progressive, et non pas d'un coup. En cela il m'a semblé être une forme de portfolio intéressante, car "le portfolio met l'accent sur le processus d'apprentissage, de même qu'il favorise la connaissance de soi par l'autoévaluation, l'augmentation de l'estime de soi par la reconnaissance de ses forces et l'amélioration de ses compétences par la détermination de ses faiblesses (Aitken, 1993). Selon Geltner (1993), le portfolio reflète aussi un processus dynamique qui permet d'illustrer le chemin parcouru sur le plan professionnel."
- Le sujet du MODULE 1 est le suivant : En quoi les différents courants de la sociologie des organisations vous paraissent-ils utiles dans une activité de formation de formateurs ? Heureusement que l'échéance est fixée au 15 février, car j'ai encore du mal à prendre du recul par rapport aux cours et aux lectures. Le travail est plutôt intéressant, puisqu'il m'oblige à relier la sociologie des organisations au monde de la formation, ce que je n'aurais pas fait de façon naturelle.
- Le sujet de MODULE 2 est issu d'un choix personnel. Il porte sur les interactions entre formateur et formé dans les apprentissages. Pourquoi ce sujet ? Peut-être parce que c'est un thème qui me touche dans ma vie professionnelle d'enseignante, au travers de l'enseignement auprès d'élèves dits "en difficulté". Néanmoins je m'aperçois qu'en pratique le sujet que j'ai choisi est très étendu, cela ne rend pas une amorce de plan très facile.
- Le sujet de MODULE 3 consiste en la réalisation d'un cahier des charges et du scénario pédagogique qui lui est associé. C'est un travail de groupe, je suis avec Isabelle, Julia, et Dorothée. Nous correspondons par mail car seules Julia et moi sommes sur Caen.
Après un premier essai de travaux de groupes dans le module 4 et une réflexion sur sa démarche, l'organisation du travail du module 3 me semble plus harmonieuse, plus souple aussi. Nous parvenons à modifier les éléments à distance, à satisfaire les idées de chacune d'entre nous, et à tenir nos échéances plus efficacement. - Le MODULE 4 demande l'élaboration d'un portfolio.
Après des recherches sur le concept de portfolio, sa définition, son rôle dans les apprentissages, son intérêt, j'ai choisi depuis longtemps de réaliser mon portfolio sous la forme d'un journal de bord, ou weblog, pour deux raisons principales :
. établir clairement ma progression entre le début et la fin de l'année et en prendre conscience,
. donner une dimension de communication à mon portfolio, l'ouvrir à tous les internautes.
L'avantage du weblog est que je peux y travailler de façon régulière, progressive, et non pas d'un coup. En cela il m'a semblé être une forme de portfolio intéressante, car "le portfolio met l'accent sur le processus d'apprentissage, de même qu'il favorise la connaissance de soi par l'autoévaluation, l'augmentation de l'estime de soi par la reconnaissance de ses forces et l'amélioration de ses compétences par la détermination de ses faiblesses (Aitken, 1993). Selon Geltner (1993), le portfolio reflète aussi un processus dynamique qui permet d'illustrer le chemin parcouru sur le plan professionnel."
22 novembre 2003
Etablir un cahier des charges
Module 3 cette semaine, intitulé "conception, planification et gestion des actions de formation". Cela a été vraiment très intéressant. Chaque semaine semble apporter un nouveau point d'ancrage au contexte de la formation d'enseignants vers laquelle je souhaiterais me diriger plus intensément.
Au-delà des réflexions menées jusqu'alors, cette semaine a été consacrée à un niveau plus pratique. Ainsi, en groupes, nous avons commencé à travailler sur l'élaboration du cahier des charges d'une action de formation. C'est intéressant car je n'organisais pas les formations que j'animais jusqu'alors, au sujet de l'enseignement de l'anglais en SEGPA par exemple, et je vois maintenant mieux comment cela se prépare. Et puis, cela va m'aider, et pour les animations de stages prévues cette année, et pour le stage au CAFOC...
Au-delà des réflexions menées jusqu'alors, cette semaine a été consacrée à un niveau plus pratique. Ainsi, en groupes, nous avons commencé à travailler sur l'élaboration du cahier des charges d'une action de formation. C'est intéressant car je n'organisais pas les formations que j'animais jusqu'alors, au sujet de l'enseignement de l'anglais en SEGPA par exemple, et je vois maintenant mieux comment cela se prépare. Et puis, cela va m'aider, et pour les animations de stages prévues cette année, et pour le stage au CAFOC...
08 novembre 2003
On entre dans le vif du sujet
Cette semaine, tout ce qui a été fait en cours précédemment vient de prendre sens. Ce module 2, intitulé "la personne en formation", touche davantage au terrain, à l'humain, et me plaît tout particulièrement. Peut-être parce qu'il me renvoie à ce que je vis, à ce que je fais habituellement dans mon travail.
Les expériences de Monteil m'ont marquées, j'y ai retrouvé mes élèves d'EREA, élèves qui répondent à des règles socionormatives, à un pré-étiquettage, qui subissent l'influence d'un contexte négatif à leur égard : ayant une image catastrophique d'eux-mêmes, image qu'on leur a renvoyée tout au long de leur scolarité, ces élèves ont intégré le stéréotype qu'on a projeté sur eux et auraient tendance à faire ce qu'ils pensent qu'on attend d'eux : erreurs, agitation, manque d'implication, de motivation.
Au final, même si je le savais déjà au fond de moi, je peux maintenant formaliser que je m'aperçois qu'être en EREA correspond vraiment à une mission autant orientée vers l'humain que vers les apprentissages, car elle est étroitement liée à un respect de l'être, à une estime à reconquérir.

Les expériences de Monteil m'ont marquées, j'y ai retrouvé mes élèves d'EREA, élèves qui répondent à des règles socionormatives, à un pré-étiquettage, qui subissent l'influence d'un contexte négatif à leur égard : ayant une image catastrophique d'eux-mêmes, image qu'on leur a renvoyée tout au long de leur scolarité, ces élèves ont intégré le stéréotype qu'on a projeté sur eux et auraient tendance à faire ce qu'ils pensent qu'on attend d'eux : erreurs, agitation, manque d'implication, de motivation.
Au final, même si je le savais déjà au fond de moi, je peux maintenant formaliser que je m'aperçois qu'être en EREA correspond vraiment à une mission autant orientée vers l'humain que vers les apprentissages, car elle est étroitement liée à un respect de l'être, à une estime à reconquérir.

25 octobre 2003
Mon sujet de mémoire
L'année ne fait que commencer et je suis plutôt contente car elle part d'un bon pied. D'abord un lieu et une mission de stage intéressants, puis un sujet de mémoire qui m'est venu. Certes, sa problématique n'est pas encore très claire, mais au moins elle a le mérite de provenir de mon expérience professionnelle, d'une réelle réflexion qui a pu s'en dégager.
Le sujet de mon mémoire, s'il est issu de ma pratique en tant que formatrice, devrait aussi trouver matière dans le stage au CAFOC, puisque la mise en place du DCL dans les GRETA implique, comme la pédagogie de projet, une transmission de gestes, un changement des pratiques, des résistances...
Enfin, pour l'instant, je lis, afin de mieux définir mon cadre de recherche :

Le sujet de mon mémoire, s'il est issu de ma pratique en tant que formatrice, devrait aussi trouver matière dans le stage au CAFOC, puisque la mise en place du DCL dans les GRETA implique, comme la pédagogie de projet, une transmission de gestes, un changement des pratiques, des résistances...
Enfin, pour l'instant, je lis, afin de mieux définir mon cadre de recherche :

16 octobre 2003
Découverte de BSCW
Module 4 cette semaine : "les TIC pour l'éducation et la formation". Open Office, méthodologie de recherche documentaire, inscription sur BSCW...Je suis allée en consulter le site de l'officiel BSCW, je sens que cela va pouvoir être un moyen de s'échanger des documents, des informations entre nous.
Je me sens plutôt à l'aise dans ce module, je ne suis pas une "crac", mais je ne m'en sors pas trop mal. Peut-être est-ce dû à une pratique quotidienne du traitement de texte, du mail, des forums, listes de diffusion. A la création du site de mes élèves aussi, l'an dernier. En fait, j'aime ça ! Plutôt littéraire, rêveuse, que rationnelle, qui l'aurait cru de moi il y a quelques années...!
Je me sens plutôt à l'aise dans ce module, je ne suis pas une "crac", mais je ne m'en sors pas trop mal. Peut-être est-ce dû à une pratique quotidienne du traitement de texte, du mail, des forums, listes de diffusion. A la création du site de mes élèves aussi, l'an dernier. En fait, j'aime ça ! Plutôt littéraire, rêveuse, que rationnelle, qui l'aurait cru de moi il y a quelques années...!
10 octobre 2003
Première semaine de stage
Départ sur les "chapeaux de roues" : j'enchaîne déjà cours et stage en alternance. Je suis rassurée d'avoir commencé mon stage tôt dans l'année, mais à la fois je n'ai pas le temps de m'installer dans ce nouveau contexte qu'il faut déjà m'activer !
La mission sur l'année est très intéressante. La mise en place du DCL est une vraie mission, concrète et représentative du métier de formateur me semble-t-il. Car derrière la mise en place du DCL, c'est tout un changement au quotidien des pratiques pédagogiques des formateurs qui doit opérer : il s'agît pour eux de pratiquer l'approche communicative de façon systématique, afin de préparer ainsi leurs stagiaires au DCL.
Je vais partir en premier lieu d'une analyse des besoins des formateurs, pour ensuite créer un cahier des charges, concevoir un projet de formation, en coordonner la mise en oeuvre et éventuellement en évaluer les effets, selon le temps disponible. De l'amont à l'aval, ce stage me permet d'avoir une vue globale de la mise en place d'une formation de formateurs dans les GRETA. Je suis motivée.
La première étape est donc la réalisation d'une grille, qui me permettra lors des entretiens avec les formateurs d'établir leurs attentes en formation, ainsi que leurs besoins. Je m'y attèle cette semaine, aidée de mon maître de stage et de ses conseils de lecture...

La mission sur l'année est très intéressante. La mise en place du DCL est une vraie mission, concrète et représentative du métier de formateur me semble-t-il. Car derrière la mise en place du DCL, c'est tout un changement au quotidien des pratiques pédagogiques des formateurs qui doit opérer : il s'agît pour eux de pratiquer l'approche communicative de façon systématique, afin de préparer ainsi leurs stagiaires au DCL.
Je vais partir en premier lieu d'une analyse des besoins des formateurs, pour ensuite créer un cahier des charges, concevoir un projet de formation, en coordonner la mise en oeuvre et éventuellement en évaluer les effets, selon le temps disponible. De l'amont à l'aval, ce stage me permet d'avoir une vue globale de la mise en place d'une formation de formateurs dans les GRETA. Je suis motivée.
La première étape est donc la réalisation d'une grille, qui me permettra lors des entretiens avec les formateurs d'établir leurs attentes en formation, ainsi que leurs besoins. Je m'y attèle cette semaine, aidée de mon maître de stage et de ses conseils de lecture...

03 octobre 2003
Première semaine de cours
Retrouvailles avec l'Université cette semaine, les cours au bâtiment "Espace 2000" m'ont rappelé ma maîtrise d'espagnol. Huit ans plus tard, même lieu...Il s'en est passé des choses depuis !
Je suis contente d'être à nouveau dans cet univers étudiant, je ne m'y sens pas décalée malgré les huit années de recul. Au contraire, l'ouverture d'esprit régnante me plaît toujours autant.
En revanche, les cours m'ont paru plutôt difficiles d'approche. Prise de notes très rapide, je ne suis plus habituée ! Le module 1 du DESS est axé sur les situations de formation, et particulièrement sur la sociologie des organisations, et je ne connais pas du tout ce domaine.
La pyramide de Maslow par exemple, que je découvre, c'est intéressant, enrichissant, mais j'ai du mal à faire le lien avec le rôle de formateur. Il faut dire qu'à part mon expérience professionnelle, ma formation d'enseignante, j'ai l'impression de n'avoir aucune notion en sciences de l'éducation.
Enfin, hier soir j'ai relu tous les cours de la semaine et cela m'a paru un peu plus clair, j'ai cru établir une certaine cohésion entre les différentes interventions. Et j'ai bien aimé le cours de ce matin, les études de cas ont été comme un élément révélateur de la semaine, et je commence à situer davantage le module. Reste une quantité impressionnante de lectures à faire...
Je suis contente d'être à nouveau dans cet univers étudiant, je ne m'y sens pas décalée malgré les huit années de recul. Au contraire, l'ouverture d'esprit régnante me plaît toujours autant.
En revanche, les cours m'ont paru plutôt difficiles d'approche. Prise de notes très rapide, je ne suis plus habituée ! Le module 1 du DESS est axé sur les situations de formation, et particulièrement sur la sociologie des organisations, et je ne connais pas du tout ce domaine.
La pyramide de Maslow par exemple, que je découvre, c'est intéressant, enrichissant, mais j'ai du mal à faire le lien avec le rôle de formateur. Il faut dire qu'à part mon expérience professionnelle, ma formation d'enseignante, j'ai l'impression de n'avoir aucune notion en sciences de l'éducation.
Enfin, hier soir j'ai relu tous les cours de la semaine et cela m'a paru un peu plus clair, j'ai cru établir une certaine cohésion entre les différentes interventions. Et j'ai bien aimé le cours de ce matin, les études de cas ont été comme un élément révélateur de la semaine, et je commence à situer davantage le module. Reste une quantité impressionnante de lectures à faire...
26 septembre 2003
Pré-rentrée et convention de stage
Premiers cours de DESS cette semaine ! Enfin, juste une présentation du contenu et de l'organisation de l'année pour l'instant. La "vraie" rentrée ne s'effectuera que la semaine prochaine...
Quant au stage, mon choix est fait, définitivement : ce sera le CAFOC. Je suis passée prendre ma convention au Rectorat, première semaine de stage prévue dès que possible : le lundi 6 octobre !
Quant au stage, mon choix est fait, définitivement : ce sera le CAFOC. Je suis passée prendre ma convention au Rectorat, première semaine de stage prévue dès que possible : le lundi 6 octobre !
19 septembre 2003
Deux entretiens pour un stage
Quelle journée ! La combinaison travail / DESS est lourde à gérer, je suis sans cesse en adaptation entre deux milieux : ce matin j'étais en cours à Saint-Lô, cet après-midi j'étais en entretiens sur Caen pour le stage de DESS. Difficile de se situer : prof ou étudiante ?!
Mes deux entretiens se sont bien passés, me voilà avec deux lieux de stage possibles : SELAMI, une entreprise de formation privée, spécialisée dans les formations en langues, informatique et ressources humaines ; ou bien le CAFOC, centre académique de formation continue des formateurs et de développement de l'ingénierie de formation.
Les deux missions proposées m'intéressent beaucoup. Néanmoins, même si j'ai demandé un délai de réflexion à chacun, je sens déjà ma préférence : la richesse du stage proposé au CAFOC me tente. Car si SELAMI me propose un stage intéressant sur la FOAD , j'ai peur qu'il s'essoufle vite, et je m'y sens moins encadrée qu'au CAFOC. Par ailleurs, je ne connais pas du tout le DCL, et ses qualités pédagogiques me semblent intéressantes à promouvoir dans les GRETA.
Mes deux entretiens se sont bien passés, me voilà avec deux lieux de stage possibles : SELAMI, une entreprise de formation privée, spécialisée dans les formations en langues, informatique et ressources humaines ; ou bien le CAFOC, centre académique de formation continue des formateurs et de développement de l'ingénierie de formation.
- SELAMI me propose un stage dans lequel ma mission serait de créer un site web de formation à distance en langues : exercices en lignes, accompagnement et guidage des stagiaires...
- Le CAFOC me propose quant à lui de travailler sur la mise en place du DCL dans le réseau des GRETA de Basse-Normandie. Le DCL est un "diplôme de compétence en langue", c'est un diplôme de l'Education Nationale qui , à l'inverse d'un TOEIC qui se contente d'une épreuve type QCM, évalue les quatres compétences de l'apprentissage d'une langue : expression orale, expression écrite, compréhension de l'oral, compréhension de l'écrit.
Les deux missions proposées m'intéressent beaucoup. Néanmoins, même si j'ai demandé un délai de réflexion à chacun, je sens déjà ma préférence : la richesse du stage proposé au CAFOC me tente. Car si SELAMI me propose un stage intéressant sur la FOAD , j'ai peur qu'il s'essoufle vite, et je m'y sens moins encadrée qu'au CAFOC. Par ailleurs, je ne connais pas du tout le DCL, et ses qualités pédagogiques me semblent intéressantes à promouvoir dans les GRETA.
15 septembre 2003
A la recherche d'un stage
Malgré mes cours auprès des élèves, les préparations, les corrections, les réunions, j'ai réussi à rédiger un courrier de motivation pour chercher un stage. Ouf ! L'emploi du temps est chargé ! J'ai l'impression d'être en équilibre entre deux mondes, celui de la vie active et celui de la reprise d'études. Et le rythme s'accélère de plus en plus...Car j'ai déjà deux réponses à mes courriers : j'ai deux entretiens vendredi !
09 septembre 2003
Un avant-goût
Aujourd'hui, j'ai eu mon entretien pour entrer en DESS. J'ai hâte d'y être, le contenu de l'année a l'air passionnant ! C'est tout de même difficile de se replonger dans les études après quelques années, d'autant plus difficile que j'ai toujours un pied dans la vie active. J'ai plus la tête à mes cours, à mes élèves, à mon établissement, qu'à des lectures préliminaires ou une recherche de stage. Pourtant, j'en sens bien l'urgence...


