08 septembre 2004

Toutes les bonnes choses ont une fin... 

Eh oui, déjà septembre...Je me revois encore l'an dernier, à la même époque, en train de préparer mon année de formation.
Belle et bien finie, cette année de formation ! Terminés, les cours à l'université et à l'IUFM ! Que le temps passe vite ! Je recommencerais bien, pourtant, tout le parcours de cette dernière année. J'ai tant aimé les cours, les lectures, les travaux à réaliser.
Une année de formation...J'ai l'impression d'y avoir évolué professionnellement. Personnellement aussi. D'y avoir retrouvé un goût pour les études qui s'était assoupi. Et qui m'est revenu, encore plus fort.
Et depuis le début du mois de septembre, me voilà de retour dans mon établissement, juste après la soutenance de mon mémoire fin août. Cela m'a fait bizarre, après un an de rupture. Un an d'absence pendant lequel j'ai travaillé sur les représentations que j'ai de mon métier, de mes collègues, de mes élèves, de l'institution. Et soudain, le retour au travail, qui confronte ces représentations étudiées, retournées dans tous les sens pendant le DESS, à la réalité de terrain. Et là, la prise de conscience des décalages ou au contraire des correspondances. C'est dur à mettre en mots, mais finalement je crois que l'idée que je veux exprimer est que ma formation continue, malgré moi, en moi. Ce sont des réflexions qui se poursuivent, au jour le jour.
Une année de formation : c'était peut-être partir, pour mieux revenir ?


06 juillet 2004

Bilan 

Dernier message que je laisse avant d'écrire le dernier qui vous indiquera un lien vers un nouveau blog, pas encore créé pour l'instant.

Alors aujourd'hui, qu'a été ce travail de compte-rendu de ma formation au jour le jour ? Qu'a représenté ce weblog ?
A coup sûr, un passe-temps. Un plaisir. Une mise en mots de ma formation. Un espace personnel. Un espace de liberté. Un lieu de rencontres, d'échanges, de réflexions mutualisées. Une recontre avec les autres. Une rencontre avec moi-même aussi. Un recul. Une envie d'écrire. Des yeux rougis par l'écran d'ordinateur. Des mots trottant sans répit dans la tête. Et des insomnies pour écrire.

Cette année de formation, j'en ai bien profité. J'ai lu, écrit, pensé, pris de la distance sur ma pratique professionnelle. Maintenant je suis à la fois impatiente de reprendre le travail avec ce recul si différent de celui que j'avais en septembre dernier, et à la fois inquiète à l'idée de devoir le gérer pour ne pas me sentir en décalage par rapport à mes collègues, par rapport à ma profession.

Ce DESS m'aura permis de retrouver un esprit étudiant que j'adorais pendant mes études en formation initiale. Si je pouvais, j'enchaînerais tout de suite sur une autre année de congé de formation, une autre année d'études ! Si je pouvais, je remonterais le temps, pour reprendre au premier post de ce weblog, le 9 septembre 2003. Comme pour tout événement dans lequel on s'implique totalement, le DESS a passé trop vite :
Néanmoins, ce rythme cadencé de DESS serait difficilement tenable sur une longue durée, et au fond, après ces derniers mois menés tambour battant, c'est aussi un soulagement d'avoir un peu de répit qui m'envahit. Je suis contente d'être en vacances. De souffler. De me reposer. De me déconnecter...Déconnection de ce weblog immédiate, en destination de bonnes vacances !



01 juillet 2004

Un rythme trépidant 

Moins assidue sur mon weblog ces derniers temps, j'ai bien avancé dans mon mémoire dont j'ai rendu une première version hier.
L'année aura été riche d'apprentissages initiés, de travaux réalisés, de nouveaux savoirs intégrés. Riche de rencontres aussi, entre les étudiants de DESS, le monde du CAFOC, et les contacts établis via internet.

Début juin, j'ai travaillé sur quatre travaux dont j'avais choisi moi-même les thèmes, dans le cadre des options A et B du deuxième semestre de la formation. Cela m'a permis d'approfondir des notions qui m'intéressaient, de me pencher sur elles avec un autre regard. Les quatre thèmes sont les suivants :
J'ai beaucoup apprécié la réalisation de ces travaux, notamment ceux sur la pédagogie de projet qui m'ont offert un recul plus important sur ma pratique, un regard distancié, une théorisation. Et pourtant, paradoxalement, ces deux travaux n'ont pas été les plus faciles à réaliser, car j'avais un a-priori. Une conviction. Avant même de commencer à travailler sur le thème donné, j'avais mes propres idées déjà fortement développées et ancrées à la fois dans une réalité quotidienne qui est celle de l'enseignement de l'anglais en EREA, et dans les animations ponctuelles d'actions de formation.

Mais finalement, les quatre travaux ont trouvé un fil conducteur qui est peut-être celui des interactions et du développement de soi. Tant dans le sujet de langue qui concerne l'enseignement de l'oral, que dans la transmission de gestes ou la démarche de projet, ce qui apparaît est la nécessaire communication, la nécessaire ouverture à l'autre, pour se construire soi-même. Pour illustrer ce fil conducteur, je citerai quatre extraits de chacun de mes travaux :

Ce fil conducteur de mes derniers travaux pourtant si différents, je le retrouve au coeur de mon année de reprise d'études. Peut-être parce qu'il est au coeur de la formation et de sa dimension humaine. Ou simplement parce qu'il est au coeur du développement de l'homme, tant au niveau professionnel qu'au niveau personnel. Ainsi, l'individuel se construit grâce au collectif, le biographique s'établit dans le relationnel. Et en fait, pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l'autre. On n'évolue donc jamais seul...
Le soi n'existe que dans la rencontre avec l'autre.

11 juin 2004

De retour après un planning chargé 

Ouf ! Je souffle un peu après une journée remplie d'émotions, après l'examen sur table de ce vendredi matin. Ces dernières semaines ont été vraiment très chargées, j'ai ressenti le surmenage que j'avais quand je vivais mon double cursus en anglais et en espagnol lors de ma formation initiale. Intéressant finalement de se remettre en situation d'apprentissage, cela va m'aider à comprendre encore davantage mes élèves ! Car évidemment, on ne se refait pas, j'ai eu droit à la classique angoisse accompagnée du mal de ventre avant épreuve, au travail de mobilisation de mes connaissances en un temps limité, et aux réflexions personnelles après épreuve sur ce que j'ai écrit, ce que j'ai oublié, ce que j'aurais pu ajouter. Classique !

Ces dernières semaines ont été chargées, donc. Il y a d'abord eu la soutenance de ce portfolio sous la forme d'un weblog. Je l'ai organisée autour d'une question principale, - Pourquoi ai-je choisi le format de weblog pour mon portfolio ? -, sur trois parties :
Au final, des atouts de mon portfolio sous la forme d'un weblog, voici ce que je dégagerais :
Cependant, cette forme de portfolio, évolutive et diachronique, a présenté des limites que je tenterais de répertorier ci-dessous :
Enfin, si je devais retirer ce que m'a apporté l'écriture de ce portfolio sous la forme d'un weblog, je mettrais en avant l'aspect transversal du procédé : cela m'a permis une meilleure organisation de mes apprentissages, une meilleure synthétisation. Pourquoi ? Parce que face à moi, un public, un lecteur potentiel, qui m'a obligée à adopter un regard naïf. J'ai dû à la fois synthétiser, mais aussi expliquer. Et expliquer fait mieux comprendre. Et puis aussi, ce weblog a créé des besoins de formation dans les TICE. Autoformation, un livre à la main, pour me plonger dans le HTML, et organiser la barre latérale, le corps de texte, ou même choisir les finitions de présentation quant aux couleurs ou à la police de caractère.

Après cette soutenance, j'ai dû rendre quatre travaux dont j'avais choisi les thèmes. Mais cet article a été bien long déjà, je crois que je continuerai un autre jour...A plus tard !

16 mai 2004

Une année de formation 

Comme une épanadiplose, cette figure de style qui reprend la même image, le même terme, au début et à la fin d'un texte ou d'un document, ici mon weblog se termine avec la reprise de son titre. Se termine ? Pas tout à fait, de façon officielle seulement, avec la soutenance des portfolios établis par les étudiants de DESS, qui est prévue la semaine prochaine. Ce weblog se poursuivra jusqu'à la fin du DESS, car il y manque des devoirs en cours, des réflexions plus poussées sur mon stage, sur mon mémoire, sur mes apprentissages de l'année. Puis il se poursuivra dans un autre lieu, sous un autre nom, changera d'objet d'étude...

"Une année de formation", donc.
Une année ?
Ma formation s'arrête-t-elle à la fin du mois de juin ?
A-t-elle commencé en septembre ?
A ces trois questions, je réponds non. Et pour plusieurs raisons.

11 mai 2004

Comment j'ai écrit mon weblog 

1% d'inspiration, 99% de transpiration...C'est l'expression représentative du DESS, et surtout de ce portfolio sous la forme de weblog !
Le plus dur dans ce travail de longue haleine, n'est pas de trouver l'inspiration, la bonne idée, mais de lire, écrire, mettre en forme, organiser, revenir sur sa pratique, sur soi. Une remise en question. Une aventure intérieure sur mon métier d'enseignante-formatrice, sur ce que j'y fais, ce que j'y suis, ce que je suis.
Je voudrais aujourd'hui tenter de répondre à des questions liées à l'écriture de ce blog, en adoptant un regard naïf dans mes interrogations, de façon à tenter d'en dégager ce que le fait de rédiger un portfolio au jour le jour m'a réellement apporté.


10 mai 2004

Création d'un fil ATOM 

Marie Burroughs Jobin, dont j'ai parlé précédemment au sujet de la pédagogie de projet, m'a envoyé un mail me demandant si j'avais un fil RSS. J'ai étudié la question et mis en place un fil ATOM.
En ce qui me concerne, j'utilise Bloglines comme agrégateur. Je préfère un service web car il n'y a pas de souci d'installation et je peux consulter mes blogs sur n'importe quelle machine, même quand je ne suis pas chez moi.
Cela m'amène à établir deux dimensions des weblogs :
Certains "bloggeurs fous" vont jusqu'à être abonné à 150 blogs...Mieux vaut utiliser là un agrégateur plutôt que consulter les 150 sites quotidiennement ! Je les appelle des "bolggeurs fous", mais au fond ils sont dans la moyenne : dans l'histogramme ci-dessous, on peut voir le nombre de fils RSS ou ATOM souscrits par utilisateur.



Source du graphique


La moyenne établie par cet histogramme est de 120 fils par utilisateur.
120, cela me paraît énorme, j'en suis loin, même pas au dixième !!!
La question que je me pose est la suivante : pourquoi 120 ? Peut-on s'intéresser à tant de weblogs, et donc de sujets -thèmes et personnes- à la fois ?
J'ai essayé de trouver des réponses à cette question, et il apparaît que notre "capacité sociale" se limite à 150 contacts. Au-delà, on n'individualise plus les propos, on ne distingue plus vraiment qui est qui, qui apporte quoi..."The figure of 150 seems to represent the maximum number of individuals with whom we can have a genuinely social relationship, the kind of relationship that goes with knowing who they are and how they relate to us."

Au final, les deux dimensions qui se dégagent de l'utilisation des weblogs, celles de communication et de consultation, se recoupent, et sont interdépendantes.

03 mai 2004

L'altruisme réciproque 

Mon précédent post m'amène à ce sujet. Au-delà de l'effet Pygmalion mentionné en fin d'article, c'est peut-être l'altruisme réciproque qui pourrait être à la source des échanges plus ou moins fructueux entre collègues en formation ou ailleurs. Toute coopération et tout travail collaboratif seraient fondés sur un principe de réciprocité.

L'altruisme réciproque est une notion traitée par la psychologie évolutionniste, qui établit que par nature, l'être humain est altruiste réciproque : il tend à être bon avec les personnes qui sont bonnes avec lui, car il se sent redevable. Et c'est là qu'apparaît toute une dimension du travail de groupe, de la mutualisation : dans leur livre intitulé Introducing Evolutionary Psychology, Dylan Evans et Oscar Zarate expliquent qu'il y a toujours un risque que l'un des membres d'un groupe puisse tirer profit sans participer, puisse prendre sans donner en quelque sorte. C'est ce qu'ils appellent le "free-rider problem" et qu'ils considèrent comme le problème fondamental du travail collaboratif : "imagine a group of animals that strikes up an alliance in which one of the members is a free-rider. Whenever the free-rider is in danger, or hungry, the other members of the alliance come to his aid. The other members pay a cost for helping the free-rider, by risking their lives for him or by giving him some of their precious food. The free-rider enjoys these benefits, but never pays the costs of returning the favours".
Mais alors, les échanges sont-ils possible ? Comment dépasser le problème du free-rider ? Dylan Evans et Oscar Zarate citent Robert Axelrod, qui a défini au début des années 1980 trois conditions pouvant résoudre le problème du free-rider :

  • "Organisms encounter the same organisms repeatedly.
  • Organisms can recognise those they have met before and distinguish them from strangers.
  • Organisms can remember how those they have met before have treated them on previous encounters."


Finalement, l'altruisme réciproque fonctionne par un système de "punishment and reward". Avec les trois conditions ci-dessus, les free-riders sont détectés et exclus des collaborations, alors que les coopérateurs sont récompensés en restant unis. C'est ce qu'on appelle la stratégie du "tit-for-tat". Oeil pour oeil, dent pour dent...
Mais au-delà du free-rider problem et du tit-for-tat, qui expliqueraient un fonctionnement des échanges quels qu'ils soient, axé sur la réciprocité, l'on peut se demander si l'altruisme réciproque est la seule réponse. L'Université de Montréal demande ainsi :"l'altruisme est-il génétique ou le produit de l'imitation?"



Psychologie évolutionniste et anthropologie cognitive

Solving the puzzle of human cooperation

27 avril 2004

La richesse du travail collaboratif 

Je n'ai pas parlé beaucoup de BSCW et de ce qu'il pourrait entraîner cette année, entre étudiants de DESS.
BSCW signifie Basic Support for Cooperative Work. En premier lieu, BSCW "offre la possibilité à ses utilisateurs de disposer d'un espace de travail personnel, accessible depuis tout ordinateur connecté à Internet, via un simple navigateur web." Entre étudiants de DESS, nous avons accès à BSCW d'abord dans un espace collectif à tous, puis dans des espaces personnels, et des espaces dits partagés, c'est-à-dire communs à quelques-uns d'entre nous seulement. Depuis le début du DESS je considère BSCW non seulement comme une mise à disposition d'un espace de travail personnel, mais aussi comme une richesse potentielle car source d'échanges, de mutualisation.
Pourtant, malgré une tentative d'échanges de documents via BSCW en janvier, le partage a du mal à s'établir. Est-il si difficile de mutualiser ? N'est-on pas plus productif en collaborant et en partageant, en s'aidant mutuellement dans nos recherches ?
Ces questions touchent en quelque sorte au sujet de mon mémoire, à l'analyse du travail, à cette mise en commun des travaux parfois difficile lors des formations. Au final, le dysfonctionnement de BSCW pose une question centrale : pourquoi devrait-on collaborer ? Pourquoi devrait-on s'entraider ? Quel en est l'intérêt ?
Une réponse est proposée par Francis Flynn, qui a étudié le travail d'employés dans les télécommunications près de San Francisco : "First, as employees learn more about the resources they can offer each other, they develop a more efficient pattern of requesting and giving help. Second, helpful employees learn to trust each other more, and so become willing to do bigger favours because they feel more sure about the likelihood of reciprocation. And, of course, it is nicer to work with helpful people than with the other sort."
En bref, les échanges entraînent les échanges, la confiance entraîne la confiance, les attitudes positives entraînent les attitudes positives...Mais...C'est l'effet Pygmalion tout ça !


23 avril 2004

Un weblog pour communiquer 

Aujourd'hui, surprise ! J'ai encore reçu un mail d'encouragements d'un visiteur ! Surprise ? Non finalement, car c'est la dimension d'échange et de communication du weblog dont je commence à prendre conscience.
J'ai reçu ce mail suite à un lien que j'avais mis sur mon weblog. Sur Technorati, il suffit de taper l'URL du site concerné et l'on sait quel weblog le cite, ce qui permet de se citer mutuellement, éventuellement. Le weblog permet ainsi de communiquer de weblog à weblog, puisqu'on sait qui a mis le lien vers son propre site, et ce qu'il a dit. Un dialogue par weblog interposé peut s'établir.
Pour l'instant, il apparaît sur Technorati que je ne suis répertoriée que sur un site, media TIC blog, qui recense les weblogs, en donne l'actualité. L'étonnant est qu'on n'y voit pas le lien vers mon article sur ce même site, ni les liens de Corinne.

16 avril 2004

Les interrogations de mon mémoire 

"There aren't any teachers until there are learners, and there aren't any learners until something is disturbed in the student's world."

Si le sujet de mon mémoire est issu de mon expérience personnelle, il s'est également inséré dans l'objet de mon stage au CAFOC, à savoir la mise en place du DCL dans le réseau des GRETA.
Sa problématique s'appuie sur cinq questionnements principaux :
Mon mémoire est donc plutôt orienté vers une dimension psychosociale, ainsi que vers une analyse du travail.



10 avril 2004

Deux expériences, deux dimensions, pour un mémoire 

Je me suis beaucoup questionnée quant à la légitimité de mon mémoire, car sa spécificité est qu'il prend appui sur deux expériences professionnelles :
Ces deux expériences peuvent d'emblée sembler sans rapport. Bien au contraire en fait.
L'une comme l'autre, malgré des contextes différents, ont rencontré des difficultés similaires, ont soulevé des questionnements sûrement assez constants du monde de la formation quant à la transmission de gestes de métier, au changement des pratiques professionnelles, à la résistance au changement. L'une comme l'autre vise la mise en place de nouvelles pratiques d'enseignement.

Et si ce mémoire a pour origine une situation de formation d'enseignants rencontrée lors d'une expérience d'un passé proche, les recherches liées à cette problématique prennent appui sur le présent, sur des pratiques professionnelles diverses et réalisées cette année, dans lesquelles ma position a été sensiblement différente :

05 avril 2004

A propos de la pédagogie de projet 

Le sujet de mon mémoire touche en partie à la pédagogie de projet, puisqu'il prend son origine dans un problème de transmission rencontré lors d'une action de formation au sujet de la pédagogie de projet. Et je viens de trouver un super site à ce sujet entre autres, très riche. Ce qui est amusant, c'est qu'il est aussi le portfolio d'une "enseignante-étudiante", Marie Burroughs-Jobin, au Québec. sous la forme d'un weblog ! Comme quoi je suis loin d'être la seule à avoir cette idée...

Pour me permettre d'avancer dans mes recherches liées au mémoire, et aussi parce que c'est un sujet qui m'intéresse, sujet d'actions de formation que j'anime depuis quelques années, j'ai choisi pour l'option AIS de travailler sur les intérêts et limites de la pédagogie de projet en EREA. Pour l'instant, mes questions sont simples : un projet,


Mais c'est tout de même difficile d'être à la fois dans l'action et dans la réflexion, je le ressens fortement de jour en jour. Animer des stages sur la pédagogie de projet et y mettre en place des outils visant à expérimenter ce que je cherche à montrer dans mon mémoire, à savoir le décalage nécessaire des attentes entre formateur et formés, cela me place dans une situation un peu bancale, entre mise en oeuvre et analyse du travail.
De la même façon, dans mon stage au CAFOC, travailler à la mise en place du DCL et réfléchir à ce que le DCL entraîne comme changements et résistances, me divise entre objet et sujet d'étude, entre action et réflexion.

03 avril 2004

Merci 

Aujourd'hui juste un mot, mais pas n'importe lequel, alors que je suis en pleine réalisation de ce weblog : MERCI.

Merci à tous ceux qui m'entourent, me soutiennent au quotidien.
Merci à vous qui me lisez.
Merci à vous qui vous intéressez à ce blog, petit bout de moi, un moi plus professionnel que personnel, mais petit bout de moi quand même.
Merci à vous qui prenez la peine de m'envoyer un commentaire.
Merci à Corinne pour son lien vers mon blog.
Merci à Mediatic, pour son article si encourageant.

31 mars 2004

Le portfolio, miroir de mes réflexions, reflet de mes apprentissages 

Le portfolio peut-il prendre la forme d'un weblog ? Y a-t-il une dichotomie, weblog versus portfolio ?
"Utilisé comme un journal personnel, le weblog peut ne rester qu'un outil de publication de ses états d'âme ou de ses expériences et de ses questionnements de vie. Dans l'éducation, où la technologie se doit d'être au service de la pédagogie, le journal personnel et/ou public prend toute sa dimension lorsqu'il permet de mettre en évidence son processus d'apprentissage".
Raconter une histoire, raconter mon histoire, le parcours de cette année d'études, me permet de m'en extraire, d'en prendre un recul, de mettre des mots sur ce que j'apprends, sur ce que j'ai appris, sur comment je l'ai appris. Alors ce weblog, n'est-il pas un portfolio ? Portfolio de mes réflexions, portfolio de mes apprentissages, portfolio de mon évolution dans l'année, portfolio de mes travaux.

29 mars 2004

L'option enseignement 

Le deuxième semestre est bien entamé, j'ai bien sûr opté pour le secteur enseignement. Il se présente de la façon suivante :
Le deuxième semestre est bien mon deuxième semestre, dans lequel j'ai dû faire des choix, d'abord d'options, puis de sujets de travaux. Les contenus de ce deuxième semestre sont beaucoup plus individualisés, avec des sujets de travaux que nous choisissons personnellement, ce qui oriente nos recherches de façon plus pertinente. En quelque sorte, le deuxième semestre donne sens au premier, et la répartition par secteurs donnent sens au tronc commun. Plus l'année avance, plus je prends conscience du sens général du DESS.


Néanmoins, mes choix d'options étaient faits depuis longtemps, malgré les savoirs apportés par le DESS il reste en moi un vécu, à la fois personnel et professionnel, qui m'oriente dans mes choix :

20 mars 2004

Module 3 

Depuis un moment, le plan de formation et son scénario pédagogique de notre groupe est terminé. Plus pratique, moins réflexif peut-être, c'est un travail qui m'a permis d'avoir une technique quant à la préparation de mes dernières actions de formation d'enseignants. C'est aussi un travail qui m'a aidée dans le stage au CAFOC, pour l'élaboration du plan de formation.
Finalement, j'ai apprécié faire ce travail :


13 mars 2004

Module 2 

Au tour du module 2 de voir son échéance se rapprocher. Là aussi, j'ai fini par réaliser mon travail, mais n'en suis pas très satisfaite. Il me semble que le sujet choisi était trop vaste, difficile de parvenir à une note de synthèse dans ces cas-là. Enfin, il m'a permis toutefois de réfléchir davantage aux interactions, verbales ou non-verbales, et à leurs rapports d'influences entre formateur et formé.


25 février 2004

Visite de stage 

Aujourd'hui, j'ai eu la visite de ma directrice de mémoire et stage sur mon lieu de stage. La visite s'est très bien passée. La trame de mon stage semble suivre ce qui était prévu initialement : suite au rapport d'analyse des besoins établi après les entretiens avec CFC et formateurs, j'ai élaboré un plan de formation qui inclut la formation à l'approche communicative visant le DCL. Axées sur une ingénierie de la formation, les douze semaines de stage ne seront évidemment pas suffisantes pour mener toutes les formations et la mise en place du DCL à terme, et il est prévu que je garde le contact avec mon maître de stage à la rentrée prochaine, comme l'indique le plan de formation établi.
Je trouve très enrichissant de pouvoir organiser des formations ainsi. Et j'établis de plus en plus de liens entre le stage et la formation elle-même, notamment avec le module 3 qui m'a beaucoup servi ces derniers temps, à la fois lors de l'élaboration du plan de formation, et pour la préparation de stages d'enseignants, dans lesquels je me suis sentie alors plus efficace et donc forcément plus à l'aise.
En fait, j'ai l'impression que tout ce que j'acquiers cette année se traduit aussi dans ma pratique. C'est peut-être moi qui change, je ne suis plus vraiment la même qu'en septembre, qui sait ?!

07 février 2004

Module 1 

Voilà, l'échéance de retour des devoirs de module 1 va bientôt arriver, mon travail est fait.
Il m'a fait réfléchir sur l'importance de l'identité profesionnelle, qu'on soit enseignant ou formateur d'enseignants, qui se construit en interdépendance avec notre organisation, l'Education Nationale.
Il m'a aussi permis de penser davantage à ma problématique de mémoire, à la conciliation des attentes entre formateur et formé.
Et puis, ce travail a souligné encore davantage la dimension de changement liée aux actions de formation ou d'enseignement, et les résistances que cela peut entraîner.
Finalement, si au début je croyais que ce travail allait être très théorique, je me suis aperçue au fur et à mesure de mes lectures et de l'élaboration du devoir demandé, que la sociologie des organisations était peut-être l'élément fondateur de tous les autres enseignements du DESS, qu'elle était potentiellement au centre de tous les propos de cette année.


14 janvier 2004

Côté stage 

Mon stage au CAFOC est déjà bien commencé. Sixième semaine.
Visant la future mise en place du DCL, j'ai élaboré avec mon maître de stage une grille d'analyse des besoins de formation des formateurs, et réalisé des entretiens dans les centres GRETA avec des CFC et des formateurs. Cela m'a permis en même temps de découvrir CAFOC et GRETA, leur mode de fonctionnement, et de rencontrer des personnes parfois très sympathiques.
Les entretiens ne sont néanmoins pas toujours faciles à mener.
De prime abord, je sens de la méfiance : ce que je veux, pourquoi je suis là, intrigue. je me sens perçue comme une "taupe", celle qui vient prendre la température et recueillir des infos pour le "chef". Peut-être parce qu'au fond je suis porteuse d'un remaniement de la façon d'enseigner l'anglais, donc porteuse d'une critique.
Avec d'autres personnes rencontrées, je sens aussi une sorte de dédain : on ne voit pas ce qu'une étudiante pourrait apporter à un système qu'elle découvre encore. Je tente de justifier ma présence par une présentation de mon parcours professionnel, et là c'est parfois un rejet qui apparaît. Rejet de ce que je représente, à savoir les profs-fonctionnaires dans toute leur splendeur, leur possible manque d'ouverture d'esprit envers les GRETA, le concours qu'ils ont...Précieux sésame jalousé.
Mais en fait, suite à ces termes plutôt négatifs, c'est simplement un sentiment d'exclusion qui m'apparaît. Au fond, les entretiens montrent que les interviewés ont un besoin d'être écoutés. Une fois les premières impressions passées, c'est un contact plutôt bon qui s'est établi avec tous car ils ont pris conscience d'une possibilité d'exprimer leurs attentes et leurs besoins, et d'agir.
En revanche, côté DCL, il faut que je m'accroche !!! Cela ne semble pas être la priorité pour beaucoup. Tous les interviewés reconnaissent un intérêt pédagogique au diplôme, mais voient plutôt une urgence dans d'autres objectifs de formation, comme je le note dans mon rapport d'entretiens. La mission de mon stage va devoir s'affiner...


25 décembre 2003

"Vacances" de Noël 

Le terme mérite bien ses guillemêts, car en fait de vacances je travaille surtout à mes évaluations du tronc commun ! Joyeux Noël !!!
Après des recherches sur le concept de portfolio, sa définition, son rôle dans les apprentissages, son intérêt, j'ai choisi depuis longtemps de réaliser mon portfolio sous la forme d'un journal de bord, ou weblog, pour deux raisons principales :
. établir clairement ma progression entre le début et la fin de l'année et en prendre conscience,
. donner une dimension de communication à mon portfolio, l'ouvrir à tous les internautes.
L'avantage du weblog est que je peux y travailler de façon régulière, progressive, et non pas d'un coup. En cela il m'a semblé être une forme de portfolio intéressante, car "le portfolio met l'accent sur le processus d'apprentissage, de même qu'il favorise la connaissance de soi par l'autoévaluation, l'augmentation de l'estime de soi par la reconnaissance de ses forces et l'amélioration de ses compétences par la détermination de ses faiblesses (Aitken, 1993). Selon Geltner (1993), le portfolio reflète aussi un processus dynamique qui permet d'illustrer le chemin parcouru sur le plan professionnel."


22 novembre 2003

Etablir un cahier des charges 

Module 3 cette semaine, intitulé "conception, planification et gestion des actions de formation". Cela a été vraiment très intéressant. Chaque semaine semble apporter un nouveau point d'ancrage au contexte de la formation d'enseignants vers laquelle je souhaiterais me diriger plus intensément.
Au-delà des réflexions menées jusqu'alors, cette semaine a été consacrée à un niveau plus pratique. Ainsi, en groupes, nous avons commencé à travailler sur l'élaboration du cahier des charges d'une action de formation. C'est intéressant car je n'organisais pas les formations que j'animais jusqu'alors, au sujet de l'enseignement de l'anglais en SEGPA par exemple, et je vois maintenant mieux comment cela se prépare. Et puis, cela va m'aider, et pour les animations de stages prévues cette année, et pour le stage au CAFOC...

08 novembre 2003

On entre dans le vif du sujet 

Cette semaine, tout ce qui a été fait en cours précédemment vient de prendre sens. Ce module 2, intitulé "la personne en formation", touche davantage au terrain, à l'humain, et me plaît tout particulièrement. Peut-être parce qu'il me renvoie à ce que je vis, à ce que je fais habituellement dans mon travail.
Les expériences de Monteil m'ont marquées, j'y ai retrouvé mes élèves d'EREA, élèves qui répondent à des règles socionormatives, à un pré-étiquettage, qui subissent l'influence d'un contexte négatif à leur égard : ayant une image catastrophique d'eux-mêmes, image qu'on leur a renvoyée tout au long de leur scolarité, ces élèves ont intégré le stéréotype qu'on a projeté sur eux et auraient tendance à faire ce qu'ils pensent qu'on attend d'eux : erreurs, agitation, manque d'implication, de motivation.
Au final, même si je le savais déjà au fond de moi, je peux maintenant formaliser que je m'aperçois qu'être en EREA correspond vraiment à une mission autant orientée vers l'humain que vers les apprentissages, car elle est étroitement liée à un respect de l'être, à une estime à reconquérir.


25 octobre 2003

Mon sujet de mémoire 

L'année ne fait que commencer et je suis plutôt contente car elle part d'un bon pied. D'abord un lieu et une mission de stage intéressants, puis un sujet de mémoire qui m'est venu. Certes, sa problématique n'est pas encore très claire, mais au moins elle a le mérite de provenir de mon expérience professionnelle, d'une réelle réflexion qui a pu s'en dégager.

Le sujet de mon mémoire, s'il est issu de ma pratique en tant que formatrice, devrait aussi trouver matière dans le stage au CAFOC, puisque la mise en place du DCL dans les GRETA implique, comme la pédagogie de projet, une transmission de gestes, un changement des pratiques, des résistances...

Enfin, pour l'instant, je lis, afin de mieux définir mon cadre de recherche :



16 octobre 2003

Découverte de BSCW 

Module 4 cette semaine : "les TIC pour l'éducation et la formation". Open Office, méthodologie de recherche documentaire, inscription sur BSCW...Je suis allée en consulter le site de l'officiel BSCW, je sens que cela va pouvoir être un moyen de s'échanger des documents, des informations entre nous.
Je me sens plutôt à l'aise dans ce module, je ne suis pas une "crac", mais je ne m'en sors pas trop mal. Peut-être est-ce dû à une pratique quotidienne du traitement de texte, du mail, des forums, listes de diffusion. A la création du site de mes élèves aussi, l'an dernier. En fait, j'aime ça ! Plutôt littéraire, rêveuse, que rationnelle, qui l'aurait cru de moi il y a quelques années...!

10 octobre 2003

Première semaine de stage 

Départ sur les "chapeaux de roues" : j'enchaîne déjà cours et stage en alternance. Je suis rassurée d'avoir commencé mon stage tôt dans l'année, mais à la fois je n'ai pas le temps de m'installer dans ce nouveau contexte qu'il faut déjà m'activer !
La mission sur l'année est très intéressante. La mise en place du DCL est une vraie mission, concrète et représentative du métier de formateur me semble-t-il. Car derrière la mise en place du DCL, c'est tout un changement au quotidien des pratiques pédagogiques des formateurs qui doit opérer : il s'agît pour eux de pratiquer l'approche communicative de façon systématique, afin de préparer ainsi leurs stagiaires au DCL.
Je vais partir en premier lieu d'une analyse des besoins des formateurs, pour ensuite créer un cahier des charges, concevoir un projet de formation, en coordonner la mise en oeuvre et éventuellement en évaluer les effets, selon le temps disponible. De l'amont à l'aval, ce stage me permet d'avoir une vue globale de la mise en place d'une formation de formateurs dans les GRETA. Je suis motivée.
La première étape est donc la réalisation d'une grille, qui me permettra lors des entretiens avec les formateurs d'établir leurs attentes en formation, ainsi que leurs besoins. Je m'y attèle cette semaine, aidée de mon maître de stage et de ses conseils de lecture...


03 octobre 2003

Première semaine de cours 

Retrouvailles avec l'Université cette semaine, les cours au bâtiment "Espace 2000" m'ont rappelé ma maîtrise d'espagnol. Huit ans plus tard, même lieu...Il s'en est passé des choses depuis !
Je suis contente d'être à nouveau dans cet univers étudiant, je ne m'y sens pas décalée malgré les huit années de recul. Au contraire, l'ouverture d'esprit régnante me plaît toujours autant.
En revanche, les cours m'ont paru plutôt difficiles d'approche. Prise de notes très rapide, je ne suis plus habituée ! Le module 1 du DESS est axé sur les situations de formation, et particulièrement sur la sociologie des organisations, et je ne connais pas du tout ce domaine.
La pyramide de Maslow par exemple, que je découvre, c'est intéressant, enrichissant, mais j'ai du mal à faire le lien avec le rôle de formateur. Il faut dire qu'à part mon expérience professionnelle, ma formation d'enseignante, j'ai l'impression de n'avoir aucune notion en sciences de l'éducation.
Enfin, hier soir j'ai relu tous les cours de la semaine et cela m'a paru un peu plus clair, j'ai cru établir une certaine cohésion entre les différentes interventions. Et j'ai bien aimé le cours de ce matin, les études de cas ont été comme un élément révélateur de la semaine, et je commence à situer davantage le module. Reste une quantité impressionnante de lectures à faire...

26 septembre 2003

Pré-rentrée et convention de stage 

Premiers cours de DESS cette semaine ! Enfin, juste une présentation du contenu et de l'organisation de l'année pour l'instant. La "vraie" rentrée ne s'effectuera que la semaine prochaine...
Quant au stage, mon choix est fait, définitivement : ce sera le CAFOC. Je suis passée prendre ma convention au Rectorat, première semaine de stage prévue dès que possible : le lundi 6 octobre !

19 septembre 2003

Deux entretiens pour un stage 

Quelle journée ! La combinaison travail / DESS est lourde à gérer, je suis sans cesse en adaptation entre deux milieux : ce matin j'étais en cours à Saint-Lô, cet après-midi j'étais en entretiens sur Caen pour le stage de DESS. Difficile de se situer : prof ou étudiante ?!
Mes deux entretiens se sont bien passés, me voilà avec deux lieux de stage possibles : SELAMI, une entreprise de formation privée, spécialisée dans les formations en langues, informatique et ressources humaines ; ou bien le CAFOC, centre académique de formation continue des formateurs et de développement de l'ingénierie de formation.
Les deux missions proposées m'intéressent beaucoup. Néanmoins, même si j'ai demandé un délai de réflexion à chacun, je sens déjà ma préférence : la richesse du stage proposé au CAFOC me tente. Car si SELAMI me propose un stage intéressant sur la FOAD , j'ai peur qu'il s'essoufle vite, et je m'y sens moins encadrée qu'au CAFOC. Par ailleurs, je ne connais pas du tout le DCL, et ses qualités pédagogiques me semblent intéressantes à promouvoir dans les GRETA.

15 septembre 2003

A la recherche d'un stage 

Malgré mes cours auprès des élèves, les préparations, les corrections, les réunions, j'ai réussi à rédiger un courrier de motivation pour chercher un stage. Ouf ! L'emploi du temps est chargé ! J'ai l'impression d'être en équilibre entre deux mondes, celui de la vie active et celui de la reprise d'études. Et le rythme s'accélère de plus en plus...Car j'ai déjà deux réponses à mes courriers : j'ai deux entretiens vendredi !

09 septembre 2003

Un avant-goût 

Aujourd'hui, j'ai eu mon entretien pour entrer en DESS. J'ai hâte d'y être, le contenu de l'année a l'air passionnant ! C'est tout de même difficile de se replonger dans les études après quelques années, d'autant plus difficile que j'ai toujours un pied dans la vie active. J'ai plus la tête à  mes cours, à  mes élèves, à  mon établissement, qu'à  des lectures préliminaires ou une recherche de stage. Pourtant, j'en sens bien l'urgence...



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